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HELLOWEEN
Keeper Of The Seven Keys: The Legacy (2005)
 
 

 
 
 

LINE UP :
Andi Deris (chant)
Michael Weikath (guitare)
Sascha Gerstner (guitare)
 Markus Großkopf (basse)
Dani Löble (batterie)
 
 

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CHANSONS QUI TUENT :
The King For A 1000 Years
Pleasure Drone
The Shade In The Shadows

CHRONIQUEUR :
-the lord
(Septembre 2005)
 

NOTE :
15 / 20
 
 
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Près de vingt ans après les deux premiers volets du Keeper Of The Seven Keys, il fallait oser sortir une suite. Pourquoi? Pour une tonne de raisons. Parce que ces deux albums constituent la fondation du speed metal qui a connu son apogée dans la seconde moitié des années 90... Parce que Michael Kiske chantait sur ces deux disques et qu'il ne fait plus partie du line-up depuis 1993... Parce que Helloween, après un nombre incroyable de changements de musiciens, ne joue plus la même musique qu'en 1987... La liste est longue. Alors qu'est-ce qui, dans ces conditions, a poussé le quintette à nommer son nouveau bébé Keeper Of The Seven Keys: The Legacy? A en croire Michael Weikath, ce serait une confiance aveugle dans les morceaux composés considérés par le groupe comme leurs meilleurs depuis ceux de Master Of The Rings sortis en 1994. A l'écoute de ce long album, on pourra peut-être les accuser d'embellir la vérité mais certainement pas d'avoir tort sur le fond.

Keeper Of The Seven Keys: The Legacy est ambitieux et n'hésite pas à mettre le paquet avec orchestrations, chorale et chant féminin. Tous les passages obligés de ce genre d'albums de nos jours. Mais Helloween a du métier et incorpore tout cela très bien à sa compotte de citrouilles sans abuser de ces techniques artificielles pour relever l'intérêt d'albums fades. Light The Universe est ainsi un duo superbement mené entre Deris et Candice Night, la compagne de Ritchie Blackmore qui sévit dans Blackmore's Night. Et les deux chansons épiques de plus de dix minutes, The King For A 1000 Years et Occasion Avenue, sont concluantes. La première est vraiment superbe d'ailleurs et ouvre l'album en force par des couplets qui tirent partie du chant fulgurant d'Andi Deris. Déroutante au départ, elle se révèle au fil du temps et bien qu'elle n'égale sans doute pas Keeper Of The Seven Keys ou Halloween, elle n'en est pas bien loin en termes de justesse et d'intensité.

Occasion Avenue est légèrement en demi teinte, en revanche, et ne justifie pas les onze minutes accordées par le groupe allemand. Il est toutefois intelligent d'avoir utilisé une atmosphère un peu plus sombre sur ce titre sérieux ce qui peut rappeler quelque peu la démarche de The Dark Ride. Les onze autres chansons alternent les titres faciles, presque radio friendly, comme Mrs. God (qui énerve un brin à la longue), Come Alive, Get It Up ou The Shade In The Shadows avec d'autres plus progressifs et/ou plus heavy dans la lignée de ce qui était présenté sur Master Of The Rings avec The Invisible Man, My Life For One More Day, Do You Know What You're Fighting For ou Pleasure Drone.

Un grand soin a été apporté à l'ensemble des morceaux à tel point qu'on comprend la volonté de les garder tous, quitte à les répartir sur deux disques. Même si Helloween n'est plus aussi leader de tendance (on entend du Gamma Ray sur The Invisible et du Stratovarius sur Born On Judgement Day), on passe l'éponge car au niveau des mélodies le groupe sait toujours s'y prendre. Le seul problème majeur concerne en fait l'ensemble des septante-sept minutes: les soli de guitare déjà en net déclin sur Rabbits Don't Come Easy sont ici bien pauvres. Quand on se rappelle ce dont était capable Helloween sur les deux premiers Keepers ou surtout sur l'album The Time Of The Oath, on a de quoi réclamer le remboursement de son album! Keeper Of The Seven Keys: The Legacy n'est satisfaisant de ce point de vue là que sur The King For A 1000 Years, er encore...

Mais cette vraie-fausse double galette a de quoi tenir la dragée haute a bien de simili groupes de speed qui sévissent depuis quelque temps. Keeper Of The Seven Keys: The Legacy était l'album dont avait besoin Helloween pour regagner la crédilité qu'il avait injustement perdu avec son album incompris (The Dark Ride) et son disque de transition (Rabbits Don't Come Easy). Andi Deris, Michael Weikath, Markus Großkopf et les petits loups n'ont pas manqué leur rendez-vous avec l'histoire.

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