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Premier groupe de la
section brutal death de Melancholia Records, Hecatombic tombe à
point. Jeune et frais (débuts en 1999), « Delights Of The
Despicable » a la prétention de représenter un condensé
sympathique de ce qui se fait de bien sur la scène. Sans pour
autant être impressionné par le jeu des parisiens d’Hecatombic,
il faut admettre que le fan de brutal death trouvera ici son compte,
aussi bien dans les rythmiques variées et rapides que dans le
feeling «boucher » développé tout au long de la galette.
Hecatombic
a aussi un peu gardé de son feeling dark sur « Delights Of
The Despicable » comme auparavant sur son premier album
« Insanity In The Depths ». Cela se remarque dans
certains leads et introductions comme Addicted To Blood avec son
break étrange dans la deuxième moitié du titre ou encore le
dernier Desolated, au feeling cette fois plus black metal. « Delights
Of The Despicable » joue sur cette impression de violence déstructurée
de par un jeu de guitare extrêmement découpé, rapide, dynamique.
Exit les rythmiques doom et lancinantes, bienvenue la lacération
soutenue sur près de quarante minutes avec des titres plus violents
les uns que les autres, tels Reflected Eye, mélangeant toutes les
rythmiques disponibles sous la main. Greedy Guts joue aussi dans la
même cour et parvient tout aussi aisément à dégager ce sentiment
de violence palpable sur tout l’album.
Les vocaux de ce « Delights
Of The
Despicable » sont aussi une part intégrante à l’agressivité
ambiante, dans un registre d’outre tombe assez proche du grind,
accompagné d’un chant secondaire plus hurlé donnant toute sa
profondeur à l’ensemble. Coté son, pas de souci, les guitares
sont mises en avant comme il faut, sans pour autant étouffer le reste
qui a sa part dans le jeu. On ne reprochera pas à Hecatombic la
dynamique complexe et la verve qui se dégagent de chaque titre pour
nous rappeler que l’on n’a pas à faire à des enfants de cœur.
On ne leur reprochera pas non plus de manier assez aisément il faut
l’avouer les influences death metal du début des années 90 avec une
touche plus moderne et extrême.
On appréciera aussi particulièrement le denier
titre Desolated, presque instrumental alliant pour la première fois
dans cet album des notes plus calmes à la furie ambiante. Le relief
de cette composition ne s’en trouve que plus marquée et permet de
finir « Delights Of The Despicable » sur un sentiment de
variété, sentiment qui n’est pas toujours présent sur le reste
de l’album. Dans cette optique, on reprochera peut-être à
Hecatombic de jouer toujours dans la même cour, à savoir un death
metal rythmé à la machette alors qu’une pause (un break, quoi)
serait bien vu ici ou là. Mais peut-on en vouloir à ce groupe qui
n’a qu’un objectif: faire du pur death metal dans une
tradition qui ne se perd pas, la touche moderne et le coté dégueulasse
en plus. Alors avouons-le, Hecatombic ne fait pas perdre la face au
death metal, mais il présente ici un album assez puissant pour
rester assez longuement sur la platine de ceux qui aiment le bruit,
les décès par suffocation, les déicides et les incantations
meurtrières.
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