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Line-Up :

Marcus Bischoff (chant)

Patrick Schleitzer (guitare)

Maik Weichert (guitare)

 Eric Bischoff (basse)

Matthias Voigt (batterie)

 

 

Heaven Shall Burn - Antigone (2004)

 

Chansons Qui Tuent :

Numbing The Pain

The Only Truth

Rìsandi Von (Outro)

 

   

 

    

 

 

Antigone, le nouvel et sixième album de Heaven Shall Burn est l’image même d’une scène Metal qui parvient de mieux en mieux à s’exprimer en prenant des traits de caractères de styles tout aussi différents que complémentaires comme le Death, le Black, le Hardcore, le Heavy mélodique et d’autres plus atmosphériques. Cette œuvre aborde avec force et conviction une musique à la fois violente et mélodique. Libre à chacun d’apprécier ce chant Death/Hardcore ainsi que ces rythmiques efficaces mais parfois un peu répétitives.

Tout nouvellement signé chez Century Media, Antigone est produit par Patrick W. Engel au Rape Of Harmony Studios, et n’a donc rien à envier aux meilleures productions. On se demande d’ailleurs si le son des productions Metal restera longtemps un critère de qualité. Ne nous plaignons pas. Une fois sur le casque, Heaven Shall Burn convainc par un son propre et lourd où les guitares sont clairement en avant. Musicalement dans la même veine que Bolt Thrower ou encore At The Gates, le concept se fait, lui, clairement sur le plan de convictions sociales et de philosophies politiques engagées. Antigone est le prototype d'un combattant de la liberté et des croyances.  

Heaven Shall Burn ouvre le spectacle avec une intro parfaite, dégageant inconsciemment une ambiance de terreur malgré l’apparente tranquillité de l’atmosphère. Les samples en fond contribuent certainement à cette impression étrange. Le bal est ouvert par The Weapon They Fear, carré et puissant aux influences Heavy/Death. Sur douze titres, Heaven Shall Burn a le temps de montrer ce qu’il sait faire, c’est pour cela que certains titres sortent plus que les autres de l’ensemble, comme The Only Truth, une composition nuancé et riche de rebondissements. Le jeu des guitares oscille entre le parfaitement rythmique et l’agréablement mélodique proche du Black Metal. 

Un des meilleurs titres restera cependant pour moi Numbing The Pain. Les mélodies y sont prenantes, fortes et convaincantes. Les claviers supportent le chant écorché de Marcus Bischoff et les riffs Heavy/Black  pour donner sur ce titre une profondeur particulière, un petit plus par rapport aux autres compositions. Plus écorchés que les autres, To Harvest The Storm et Bleeding To Death dégagent toute la violence de Heaven Shall Burn dans une attaque sonore purement Deathcore. Difficile de ne pas headbanger sur ces titres… A remarquer la pose atmosphérique aux deux tiers de l’album, histoire de calmer le jeu de manière nostalgique et reposante, pour reprendre plus efficacement sur les titres à forte personnalité de la fin d’album, dont le Bleeding To Death précédemment évoqué et le très précis et bien composé Tree Of Freedom.  

Le seul point négatif de cet album, à part les vocaux un peu trop hardcorisants (mais cela reste au libre jugement des auditeurs) enlevant un peu de profondeur aux compositions même si parfaitement exécutés, restent une profusion de riffs parfois trop souvent du même goût. Certains titres comme Architects Of The Apocalypse s’en voient désavantagés puisque principalement composés autour de cette caractéristique.

 

14/20

 

Count D (Mars 2004)

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