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HAWTHORNE HEIGHTS If Only You Were Lonely (2006) |
LINE UP : JT Woodruff (chant+guitare) Micah Carli (guitare) Case Calvert (guitare+chant) Eron Bucciarelli (batterie) Matt Ridenour (basse+chant) |
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CHANSONS QUI TUENT : We Are So Last Year Light Sleeper |
CHRONIQUEUR : -the lord (Mai 2006) |
NOTE : 12.5 / 20 |
The Silence In Black And White avait mis Hawthorne Heights sur les rails du succès. If Only You Were Lonely est la suite logique de ce disque : mieux produit et plus direct, l'album est un pur rejeton de la scène popcore qui fait fureur actuellement. Tous les gimmicks (les trois guitares, le chant clair enfantin à la limite du niais auquel répond un screamer, les refrains catchy, etc) sont présents pour donner vie à des chansons faciles qui n'ont aucune autre ambition que de passer sur les radios rock américaines ou d'égayer l'atmosphère de votre maison après des écoutes répétées de My Dying Bride. Avec une avalanche de morceaux d'une durée avoisinant les trois minutes, on peut dire que le groupe vise juste.
Dominé par la subtilité mélodique de Fall Out Boy ou la technicité outrancière de Bullet For My Valentine, Hawthorne Heights fait sa musique avec les moyens du bord. If Only You Were Lonely est ainsi rempli de morceaux aux structures basiques constituées de grilles d'accords relevant plus du punk que du metal. Les trois guitares sont un alibi pratique pour le quintette de se rapprocher d'un courant auquel il ne peut pas encore prétendre appartenir : en réalité seule la lead sert vértiablement à quelque chose, les deux autres sévissant simplement en fond sonore.
Bien sûr, les mélodies sont percutantes et font mouche lors de chaque refrain (Light Sleeper, Saying Sorry...) sans pour autant délaisser entièrement les couplets. Le groupe doit beaucoup à Blink 182 (surtout) et Green Day (un peu moins) comme le prouve entre autres Breathing In Sequence mais, comme tout bon groupe d'emo qui se respecte, Hawthorne Heights met au point une musique un peu plus complexe. On ne peut pas dire que l'on y perde au change.
Seul authentique problème : tous les titres se ressemblent comme des frères jumeaux. Refusant quasi catégoriquement toute forme d'expérimentation (la seule trace de changement de style, Decembers, est tellement peu concluante que l'on ne demandera pas au groupe de se forcer), Hawthorne Heights aura du mal à se renouveler puisque déjà au bout de deux albums il y a de nombreux doublons et redites. Donc quitte à consommer If Only You Were Lonely, autant le faire avant que l'on ait trop entendu de groupes dans ce style car on sent poindre l'overdose...

