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HATESPHERE
The Sickness Within (2005)
 
 

 
 
 

LINE UP :
Jacob Bredahl (chant)
Peter Lyse Hansen (guitare)
Mikael Ehlert (basse)
Anders Gyldenøhr (batterie)
Henrik Jacobsen (guitare)
 
 

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CHANSONS QUI TUENT :
Sickness Within
 
 

CHRONIQUEUR :
-the lord
(Octobre 2005)
 

NOTE :
09 / 20
 
 
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Après leur signature chez Steamhammer/SPV, Hatesphere avait rapidement sorti un EP (The Killing) pour nous annoncer qu'ils allaient être très présents dans les mois à venir que ce soit avec leur nouvel album, The Sickness Within, ou en tournées européennes avec Dark Tranquillity/Kreator puis avec Soilwork. Malheureusement, The Killing avait fait un bide énorme en dehors de la jolie reprise de Suicidal Tendancies. Les géniteurs du sympathique Ballet Of The Brute avait montré d'inquiétants signes de faiblesse que l'on espérait voir corrigés sur leur LP. Si on peut dire que les onze compositions y sont d'un niveau très légèrement supérieur, elles demeurent terriblement décevantes et dénuées de toute marque de fabrique.

L'école danoise avait mis sur le marché des albums assez incroyables en 2003 et 2004 mais Hatesphere n'a pas réussi à surfer sur la vague. Pire avec ce The Sickness Within, le groupe semble totalement dépassé par les formations américaines qui pratiquent un thrash/death/hardcore mille fois plus créatif. Certes, Hatesphere n'a pas grand chose d'hardcore mais même ses relents death et thrash ne sont guère marquants à l'exception des passages les plus violents. Les riffs sont généralement plats et trop répétitifs, les soli sont chaotiques et peu originaux, le chant est hargneux mais moins mélodique qu'il ne souhaiterait l'être. Hatesphere abandonne grandement le chant clair de peur de réitérer les "exploits" passés et ce n'est pas plus mal.

Quand on compare la musique de The Sickness Within avec par exemple celle de Trivium sur Ascendancy, il est bien difficile de trouver des domaines où Hatesphere surpasse la concurrence. Le niveau technique des musiciens est correct mais sans plus, la production est bonne mais pas à la hauteur des standards US, les compositions sont directes mais incroyablement ennuyeuses, etc. On a la triste impression que tout ce qu'entreprend Hatesphere a déjà été testé et approuvé en mieux par des formations telles que Trivium, Soilwork ou Killswitch Engage pour leurs penchants les plus modernes ou par Slayer pour leurs sonorités plus classiques (Marked By Darkness et ses couplets le prouvent). Et quand on sait que cette scène thrash/death est certainement la plus féconde en ce moment, il faut de sacrées doses de testostérone et d'originalité pour parvenir à marquer les esprits.

Or, à la fin d'une écoute de The Sickness Within, il ne reste pas grand chose de plus qu'un sentiment d'avoir eu trois quarts d'heure pour headbanguer à pleine puissance. Vous me direz que ce n'est déjà pas mal et si vous cherchez une excuse pour vous démonter le cou, The Sickness Within remplira sans faillir son rôle. Mais on nous ôtera difficilement de l'idée que ces onze chansons ont été gravées pour pouvoir aller le plus rapidement possible sur la route, un endroit où Hatesphere est généralement nettement plus à son avantage pour faire briller son death trashy. Cela en dit long sur la simplicité des morceaux proposés ici...

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