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HATEBREED Supremacy (2006) |
LINE UP : Jamey Jasta (chant) Sean Martin (guitare) Frank "3-Gun" Novinec (guitare) Chris Beattie (basse) Matt Byrne (batterie) |
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CHANSONS QUI TUENT : Defeatist Divine Judgment Never Let It Die |
CHRONIQUEUR : -the lord (Septembre 2006) |
NOTE : 13.5 / 20 |
Le metalcore n'a plus vraiment la côté. La mode serait plutôt de rejeter tout ce qui touche plus ou moins à ce style, et on ne peut pas dire que ce soit un mal. Néanmoins, au-dela des nombreux groupes préfabriqués qui ont irrité des milliers de personnes, il y a toujours eu une poignée de combos qui peuvent se targuer d'une authentique honnêteté musicale. Hatebreed en fait bien évidemment partie, leur hardcore hargneux étant capable de plaire aux fans de Slayer, Agnostic Front ou Soulfly. Musique à mosh pits pour certains, Supremacy, le quatrième album du groupe, comporte pourtant bien pien plus d'atouts qu'il n'y paraît...
Commençons déjà par les qualités qu'il lui manque. Comme les deux précédents disques de Hatebreed, celui-ci n'apporte presque rien à ce que le groupe savait déjà faire. Ici, nous n'aurons droit qu'à l'ajout d'une seconde guitare et de quelques expérimentations (sur l'intro de Give Wings To My Triumph) et des tempos dans l'ensemble un peu moins rapides que d'habitude. Si le gang de Jamey Jasta était un sauteur à la perche, on dirait qu'il se contente de passer une barre à sa portée, sans forcer. Du coup, une certaine répétitivité se dégage du disque, davantage par rapport aux anciennes galettes (To The Threshold) que les treize titres entre eux.
Heureusement, Hatebreed est du genre efficace et s'il a décidé de sortir son album maintenant, ce n'est pas pour rien. Chacun des cinq membres du groupe déployant la force d'une centrale nucléaire russe, il ressort de Supremacy une sacrée intensité comprimée comme un fichier zip en trente-six bruyantes minutes. Rappelant les belles heures de Slayer dans leur concision dévastatrice, les Américains parviennent à capter sur ce disque la violence qu'on retrouve d'ordinaire sur scène. Cela laisse augurer d'explosions atomiques pour la véritable tournée qui, de même que Supremacy, ne devra pas être manquée si vous avez encore un peu de foi dans le mélange hardcore / metal. It doesn't get much better than this...

