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Oliver Hartmann s'était
fait connaître grâce au groupe de seconde zone At Vance. Les
musiciens d'At Vance, en particulier le guitariste Olaf Lenk et
Oliver Hartmann ici présent, étaient excellents. Mais le problème
a toujours été l'extrême banalité de leurs compositions. Une
fois que l'on avait écouté trois chansons d'At Vance, c'était
comme si on avait écouté la discographie complète. Après quatre
albums avec At Vance, Oliver Hartmann a en toute logique voulu
passer à autre chose et on le comprend.
A l'écoute de son album solo, une évidence
s'impose: il a bien fait de quitter At Vance. Il peut enfin utiliser
sa voix à bon escient, pour faire autre chose que du heavy banal.
Avec une voix chaude rappelant un peu David Coverdale, Oliver
Hartmann propose un album plus rock que metal. Même la présence de
Sascha Paeth à la production, habitué au heavy speed, ne
dénature pas ce que Hartmann a voulu faire. A la limite, Out In
The Cold aurait pu être produit par un illustre inconnu, on ne
s'en serait pas aperçu tellement la touche Sascha Paeth n'apparaît
pas ici. Bref, l'album sonne très bien.
Oliver Hartmann s'affirme comme un bon
compositeur (les doutes étaient permis après l'expérience At
Vance), capable d'écrire un album plaisant, immédiat et pas prise
de tête. Toutefois, son choix de placer des choeurs féminins et
des arrangements orchestraux "soupesques" s'avère très
vite gonflants. On ne peut que regretter que les titres rock (How
Long, Alive Again) ne soient pas davantage de la partie. En même
temps, avec une production Frontiers Records, il ne fallait pas
s'attendre à quelque chose d'excessivement burné.
Si certains titres fonctionnent très bien avec
les choeurs et "l'orchestre", en particulier Out In The
Cold, on ne peut pas en dire autant de ballades comme I Will Carry
On... zzzzzz! Dommage aussi qu'on ne retrouve pas plus souvent des
refrains aussi accrocheurs que sur Out In The Cold... Même la tentative
de "pop années 80" sur Into The Light était osée
et très aérée, mais le refrain finit par traîner en longueur.
Heureusement, il reste quelques perles mettant parfaitement en
valeur Olivier Hartmann (Who Do You Think That You Are, Listen To Your
Heart), rendant cet album assez réussi au final, sans être
d'une originalité folle pour les habitués des productions
Frontiers.
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