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Un premier contact agréablement
surprenant avec la musique des Canadiens, votre fidèle serviteur
faisant partie de ceux qui ne connaissaient le groupe que par réputation,
et force est de constater que celle-ci n'est pas surfaite, pour le
meilleur comme pour le pire. Ce qui semble certain, c'est que le
groupe n'a jamais bénéficié d'une couverture médiatique qui
rendrait hommage à son hard rock mélodique, à la fois simple et
subtil, immédiatement accessible et tout en nuances.
La recette employée sur Overload ne brille pas
par son originalité et peut même mériter le terme d'éculée,
sans que cela nuise à la qualité des chansons. Un
couplet calme, souvent avec une mélodie de guitare un peu en
retrait ou un arpège, parfois soutenu par des claviers (All You're
Getting), et un refrain qui fait parler le gros son, avec des émotions
qui vont crescendo et decrescendo au fil des compositions. Pete
Lesperance expérimente avec les guitares baryton (accordées plus
graves que la normale), et certains de ces riffs surprennent un peu,
comme l'intro et le refrain très dance-floor de Dagger, ou encore
les passages tour à tour heavy et presque psychédéliques sur le
pont de Don't Come Easy.
Les amateurs de musiques alambiquées ou extrêmes
auront d'ores et déjà compris qu'ils peuvent passer leur chemin:
Harem Scarem caresse l'auditeur dans le sens du poil a longueur
d'album. Mielleux et racoleur? Un peu, mais quand c'est réalisé
avec une solide connaissance de l'affaire comme sur la première
partie d'Overload, l'honneur des canadiens reste sauf. Les critiques
semblent unanimes, et je ne ferai pas exception: la voix de Harry
Hess et l'accompagnement musical sur le refrain de Can't Live With
You rappellent un peu trop les tubesques This is How You Remind Me
et Someday de leurs compatriotes de Nickelback. Mais nonobstant
cette petite référence (qui pourrait passer pour une faute de goût),
les compositions de Harem Scarem restent facilement identifiables,
surtout grâce à une production très soignée et au chant
impeccablement modulé. Harry Hess sait gérer les montées en
puissance, possède un timbre très typé hard FM et possède ce
talent enviable permettant trouver la ligne vocale accrocheuse qui
vous trottera dans la tête longtemps après l'écoute de l'album
(Afterglow, Don't Come Easy).
On pourra regretter le fait que la fin de l'album
se perde dans des semi-ballades rock mi-figue mi-raisin, pas désagréables,
mais pas franchement imparables non plus. On se retrouve donc au
final avec un album contenant quelques tubes imparables promis à un
brillant avenir en tant que singles, et un enrobage de qualité pour
les accompagner. Pour plaider la cause de Harem Scarem, on pourra
faire appel à un argument d'autorité non négligeable: le Monsieur
Encyclopédie du rock/metal, Garry Sharpe-Young himself se fend
d'une petite chronique plutôt flatteuse sur rockdetector.com.
Overload est donc à adopter d'urgence par toute personne désireuse
de se mettre un peu de mélodies sucrées dans les oreilles et de
rendre hommage à ce groupe qui reste injustement boudé dans nos
contrées.
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