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Line-Up :

Frank Wyatt (claviers+cuivres)

Stanley Whitaker (guitare+chant)

Rick Kennell (basse)

David Rosenthal (claviers)

Joe Bergamini (batterie)

 

 

Happy The Man - The Muse Awakens (2004)

 

Chansons Qui Tuent :

The Muse Awakens

 

 

 

   

 

    

 

 

Groupe des années 70, Happy The Man avait splitté à l'aube des années 80, victime de plein fouet du mouvement punk. On a pu retrouver certains des musiciens de l'époque dans d'autres formations comme Ron Riddle chez Blue Öyster Cult ou Kit Watkins chez Camel, tous les deux absents du line-up actuel. Line-up qui s'était d'ailleurs d'abord reformé à l'occasion du Near Fest en 2000. A ce moment-là on ne savait pas encore si on aurait droit à un nouvel album studio de Happy The Man; très franchement on aurait préféré qu'il en reste là...

En effet, The Muse Awakens est un disque terriblement daté, qui tourne en rond, et surtout qui ennuie profondément. Le style se rapproche évidemment du mouvement progressif par son côté fou et non-linéaire, mais les touches jazzy qui conduisent l'album font littéralement figure de musique new age. Pas mauvais en soi mais ce n'est clairement pas ce que la majorité des auditeurs attendent d'un disque de progressif. Toutefois, ne soyons pas de mauvaise foi: si la plupart des titres ne parviendraient pas à réveiller Doc Gyneco, certains d'entre eux comme Contemporary Insanity et Barking Spiders contiennent des passages nettement plus musclés mais guère plus inspirés.

Seuls les fans de rock prog sautillant à la Spock's Beard trouveront le style de Happy The Man intéressant car la formation américaine aime, à l'instar de la bande à Nick D'Virgilio, passer du coq à l'âne à tout bout de champ. Si cela est artistiquement discutable, on se rendra vite compte que c'est le seul élément qui fasse vivre la musique présente sur The Muse Awakens, généralement en panne totale d'idées, sinon novatrices, au moins plaisantes. A l'image de Lunch At The Psychedelicatessen, les influences de King Crimson, notament sur le jeu de guitare, rappelleront qu'au fond Happy The Man n'a pas mauvais goût mais que sur The Muse Awakens il passe à côté de son sujet.

Les nombreux moments calmes sont difficilement supportables surtout quand, comme sur les soporifiques Adrift et Kindred Spirits, ils mettent en avant les claviers de David Rosenthal, musicien pourtant habitué à bosser avec les plus grands (Rainbow, Billy Joel, Yngwie Malmsteen et Steve Vai). Non décidément, à l'exception du morceau-titre ainsi que de quelques passages réussis sur Slipstream et Adrift, il n'y a pas grand chose qui marque l'auditeur sur ce disque et certainement pas l'affreuse chanson chantée par Stanley Whitaker. Si la reformation de Happy The Man était sympathique sur le papier, en réalité elle ne tient pas ses promesses...

 

07.5/20

 

-the lord (Décembre 2004)

 

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