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Hammerfall - Chapter V: Unbent, Unbowed, Unbroken (2005) |
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Hammerfall, 2005: nouvel album, nouveau décor mais toujours la même soupe heavy... Voilà comment résumer la teneur de Chapter V: Unbent, Unbowed, Unbroken, album si peu suprenant. On pouvait penser qu'au bout du cinquième opus, Hammerfall allait changer un peu de style d'autant plus que l'album solo de Cans (Beyond The Gates) avait montré de belles choses, pas trop téléphonées. Toutefois, on retombe ici au niveau auquel Crimson Thunder nous avait laissé. Bien qu'il faille admettre que la musique de Hammerfall se "bonifie" à chaque album, Chapter V: Unbent, Unbowed, Unbroken ne cassera pas trois pattes à un canard.
Le doublon Secrets/Blood Bound en ouverture mettra les points sur les i en dissipant d'entrée tous les doutes quant à une éventuelle évolution musicale. Seul un ralentissement du tempo de la batterie vient titiller nos oreilles. Attention n'allez pas croire que tout à coup, le jeu de batterie est devenu subtil; rarement aura-t-on entendu un groupe aussi direct et sans nuance dans son utilisation de cet instrument à tel point qu'on a presque l'impression d'écouter un troll écervelé taper sans relâche ses fûts. Anders Johansson ferait presque passer Mick Pointer pour Bill Bruford!
Dans ces conditions, il est difficile d'être pris au sérieux; d'autant plus que les riffs de guitare sont hyper convenus et ne semblent avoir fait l'objet d'aucune recherche artistique. Et que dire de l'interlude acoustique Imperial? Comment peut-on avoir l'idée de graver pour la postérité quelque chose d'aussi bateau? Seules quelques bonnes idées se glissent ici et là en ce qui concerne le travail sur les six-cordes (Fury Of The Wild et sa partie de lead ou encore le riff de Hammer Of Justice). Les enchaînements sont généralement foireux, sans cohérence, patchwork de micro-plans sans queue ni tête. Le comble étant atteint sur Fury Of The Wild où les refrains mis bout à bout et entrecoupés de blanc d'une demi seconde sont risibles au possible. Et que dire de cette pseudo chorale scandant à la germanique les doux mots "Unbent, Unbowed, Unbroken"?
De ce foutage de gueule prévisible sort quand même un vainqueur: Joacim Cans. Son chant n'a jamais été aussi bon et malgré sa faiblesse dans les notes les plus hautes, il parvient à porter sur ses épaules des morceaux comme la power ballad Never, Ever ou encore les fortement sympatiques et endiablés The Templar Flame et Take The Black. Ces chansons montrent bien que Hammerfall, s'il s'en donne la peine, pourrait faire très bonne figure. Il est tout de même improbable d'émettre un jugement positif quand un album se termine sur un titre de plus de dix minutes (rempli de narrations pitoyables assurées par Cronos de Venom) qui est précisément à la musique ce que le film Donjons Et Dragons est au cinéma, une oeuvre dont on préfère rire...
08/20
-the lord (Février 2005)
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