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Guns n' Roses - Live au Palais Omnisports Paris Bercy (Paris) 20 juin 2006 par -the lord |
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Affiche de rêve au P.O.P.B. avec deux jeunes groupes parmi les plus prometteurs de la scène metal (Bullet For My Valentine et Avenged Sevenfold) qui ouvrent pour un des parrains du genre : Guns n' Roses. Matt Tuck débarque avec ses trois camarades pour ouvrir les hostilités dans un déluge de lead guitares. Son cradingue au possible et lights réduites n'ont pas entamé leur enthousiasme et entre deux vagues de saturation ou de sautes de volume, le public parvient à se régaler des riffs formidables ainsi que des mélodies vocales faisant figure d'exemple. En trente minutes, les Gallois nous proposent leurs titres les plus heavy avec notamment 4 Words To Choke Upon, Hand Of Blood ou l'illustre Tears Don't Fall. Malgré les mauvaises conditions, espérons que le public des Guns ait été poussé à découvrir ces jeunes pousses.
Avenged Sevenfold prend possession de la scène ensuite et bénéficie d'un son nettement amélioré et d'un quart d'heure de set en plus. Il faut bien cela pour jouer des compositions flirtant souvent avec les sept/huit minutes. Leur musique agréable et rafraîchissante sur album passe moins bien sur scène, les enchaînements apparaissant plus illogiques qu'autre chose et propices à des démonstrations techniques. Heureusement, voyant que les choses ne tournaient pas spécialement en leur faveur, A7X a eu la bonne idée de glisser une impeccable reprise de Walk (Pantera) dans son set afin de laisser une relativement bonne impression.
Après une attente interminable d'environ deux heures où tout le monde aura pu spéculer sur les caprices de rock star d'Axl Rose, l'armada Guns n' Roses déboule enfin. Dès les premières secondes, le P.O.P.B. plein à 90% pardonne le retard. En quatre morceaux (Welcome To The Jungle, It's So Easy, Mr. Brownstone et Live And Let Die), on se retrouve projeté à la belle époque du groupe, aucun des nombreux musiciens présents sur scène ne faisant regretter le passé, et surtout pas Axl plus en voix que jamais. Ce dernier est visiblement heureux d'être de retour à Paris puisqu'il arborera un sourire radieux de la première à l'ultime note du concert.
Ce ne fut malheureusement pas le cas du public, constamment balancé entre moments exquis (November Rain, Used To Love Her, Nightrain, Paradise City) et des soli aussi interminables que sans intérêt réduisant presque à néant les efforts effectués pour créer une ambiance survoltée. Il n'y a eu guère que le solo de claviers de Dizzy Reed et le Don't Cry de Ron Thal d'acceptables, tous les autres étant d'une pauvreté musicale proprement affigeante et d'une longueur qui ferait passer Close To The Edge pour un single radio. Et malgré la qualité de toutes les nouvelles compositions, plus calmes et orchestrales qu'avant, on ne peut s'empêcher de voir en cette incarnation de Guns n' Roses un tribute band. Phénoménal, certes, mais rien de plus qu'un groupe-hommage davantage occupé à raviver la flamme du passé que d'aller fondamentalement de l'avant.
Setlist :
Welcome To The Jungle
It's So Easy
Mr. Brownstone
Live And Let Die
Robin Finck Solo
Sweet Child O'Mine
Madagascar
You Could Be Mine
Knockin' On Heavens Door
Jam / Dizzy Reed Solo (Ziggy Stardust)
The Blues
Richard Fortus And Robin Finck Solo (Beautiful)
Out Ta Get Me
Ron Thal Solo (Don't Cry)
Better
November Rain
IRS
My Michelle
Used To Love Her
Patience
Nightrain
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Chinese Democracy
Robin Finck Solo
Paradise City

