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Gojira - Live à l'Elysée Montmartre (Paris)
1er février 2006
par -the lord

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De plus en plus populaire par chez nous (allant même jusqu'à faire les couvertures de magazines spécialisés), Gojira commence même à s'exporter comme en témoignent les deux dates espagnoles très remarquées et effectuées en première partie d'Arch Enemy. Il faut dire que From Mars To Sirius a vraiment tout de l'album fédérateur: intelligent et nuancé comme un disque de prog, énergique et brut comme du hardcore, violent et intense comme du death, il est tout cela à la fois mais il est avant tout une preuve irréfutable que les groupes de metal français peuvent faire autre chose que subir le dictat artistique de leurs homologues anglais, allemands et scandinaves...

Pour constater ce que le groupe peut rendre sur scène, rien de tel qu'un petit détour par l'Elysée Montmartre. Affichant complet, la salle accueillait tout d'abord Textures, formation donnant dans un hardcore extrême bien plus rythmique que rythmé. Taillée pour le live, leur musique fut relativement agréable, bien éxécutée et pas trop éloignée de ce que propose Gojira malgré un chanteur ne sachant vraissemblablement pas faire autre chose que de crier sans nuance. Pourtant le public ne se montra pas très chaud et réceptif à leur hargne, daignant simplement les applaudir sur les derniers morceaux et ainsi faire comprendre à Gojira que c'était bien le groupe français que tout le monde attendait.

Sobre et puissant, le lézard allait être fidèle à sa réputation. Dominés par un écran géant utilisé modérément, les quatre Basques semblent assez intimidés. Une impression quine s'estompera jamais mais qui ne les empêchera pas de dérouler un set carré pachydermique. Manquant encore de charisme et de facultés communicatives, Gojira se montre en revanche redoutable instrumentalement. Section rythmique, guitare, chant, tout est parfaitement en place et superbement rendu aux spectateurs par un son impressionnant de clarté compte tenu de la violence véhiculée.

Même si on s'ennuie autant à regarder le groupe sur scène qu'une course d'escargots, leur musique est nettement plus entraînante en concert que sur disque. Cela est particulièrement vrai pour les nombreux extraits des deux premiers albums qui sonnent aujourd'hui aussi aboutis que leurs nouvelles compositions. Pourtant ce seront bel et bien les morceaux de From Mars To Sirius qui feront chavirer le public, en particulier Flying Whales, leur plus accompli. Gojira, à force de tourner, est devenu une sacrée machine de guerre. On lui demandera juste de retrouver un peu d'humanité, de spontanéité et de convivialité car sans cela le groupe prend un air élitiste qui ne lui sied pas spécialement.

 

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