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GLENN HUGHES
Août 2006
  
JOURNALISTE :
-the lord
  
INTERVIEW AVEC :
Glenn Hughes
Chanteur-bassiste
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Gardant un rythme de sorties extrêmement soutenu, Glenn Hughes est de retour un an après Soul Mover pour présenter Music For The Divine (cliquez ici pour lire la chronique), un album un peu plus pop et toujours conduit par Chad Smith des Red Hot Chili Peppers. Alors qu’il était en Australie pour quelques concerts et une nouvelle collaboration artistique, Glenn Hughes a pris trente minutes pour nous parler de lui un peu à la manière d’Alain Delon…

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-the lord : On utilise souvent le terme « white soul » pour décrire ta musique. Tu es d’accord avec cette étiquette, à défaut de mieux ?

Glenn Hughes (chant+basse) : Oui c’est vrai qu’on a toujours appelé ma musique comme cela ! Je pense que ce n’est pas pire qu’autre chose. En effet, mes racines sont à trouver dans la musique noire américaine. Vers quinze ans, alors que j’écoutais surtout The Beatles, je me suis penché sur des artistes comme Stevie Wonder, Otis Reading ou Marvin Gaye. Mais j’ai grandi en Angleterre avec des groupes comme Led Zeppelin, Deep Purple ou Black Sabbath donc du coup j’ai également un passé hard rock. Prends tous les artistes que je viens de te mentionner et tu obtiens ce que fait Glenn Hughes.

-the lord : Est-ce que l’étiquette est encore valable aujourd’hui, à ton avis ?

Glenn Hughes : Bonne question. Je pense qu’à chaque nouvel album, depuis quarante ans, j’écris de la musique assez ancrée dans l’année de sa parution. C’est donc pour cela qu’il n’y a aucune chance que j’écrive un titre comme Burn en 2006 car je compose en suivant mon cœur.

-the lord : Comment expliques-tu qu’après quarante ans de carrière tu sois encore aussi créatif ? En effet, beaucoup de gloires des années 60 ou 70 se contentent aujourd’hui de publier des albums médiocres et/ou de juger leurs classiques sur scène à longueur de temps…

Glenn Hughes : Je veux que tous les Français sachent ceci à propos de Glenn Hughes : je ne vis pas dans la nostalgie et je ne me nourris pas du passé. Pour un artiste qui est encore créatif, adopter ce genre d’attitude est fatal. J’aime enregistrer de nouveaux albums, collaborer avec de nombreux musiciens et à chaque rencontre on me pousse à donner le meilleur de moi-même. C’est pour cette raison que sur Music For The Divine j’ai travaillé avec John Frusciante et Chad Smith : j’aurais pu bosser avec des musiciens des années 70 mais cela aurait été un peu trop évident. Collaborer avec des musiciens de la scène actuelle est nettement plus excitant. Evidemment il y a plein de « vieux » comme Brian May que j’adore mais je préfère aller de l’avant et ne pas simplement être jugé sur ce que j’ai fait il y a trente ans…

-the lord : Beaucoup de gens t’associent simplement à Deep Purple ?

Glenn Hughes : Oui ! Et quand cela arrive je dois toujours leur rappeler que c’était il y a trente ans ! Une éternité ! Je connais plein de gens de mon âge qui jouent encore actuellement un répertoire datant de 1972… C’est étrange. Pour ma part, il peut m’arriver de temps en temps de jouer une ou deux chansons de Deep Purple car je sais que cela fait plaisir au public mais je suis davantage intéressé par mon répertoire actuel.

-the lord : Comment s’inscrit Music For The Divine dans ce répertoire ?

Glenn Hughes : Ce sont des chansons typiquement Glenn Hughes mais où Chad Smith m’a poussé dans mes derniers retranchements et m’a encouragé à aller dans une veine artistique très différente de ce que je faisais habituellement. Nous avons joué certaines chansons à John Frusciante et il a adoré. Les morceaux sont souvent plus pop et orientés radio en quelque sorte car j’ai beaucoup composé à la guitare acoustique et au piano. Je savais que je pouvais faire de bons titres dans ce style mais je n’avais jamais eu la force d’en enregistrer. Chad Smith a vraiment été le déclic dans cette démarche. Je ne regrette pas d’avoir franchi le pas car l’album a été extrêmement bien accepté par la presse et les fans.

-the lord : Tu trouves que tes précédents albums solo avaient été moins bien accueillis ?

Glenn Hughes : Ca dépend desquels mais Music For The Divine est clairement celui qui a été le mieux perçu de tous mes albums solo. Déjà au bout d’une semaine dans les bacs, le disque s’est mieux vendu que Soul Mover. Je pense donc qu’il va s’agir de l’album de Glenn Hughes le plus vendu de ma carrière. Ca m’excite d’avance !

-the lord : Quel est le message spirituel de Music For The Divine ?

Glenn Hughes : Etre bon avec autrui et bon avec soi-même. La première chanson ouvre le bal en expliquant une valeur simple et fondamentale : être honnête. La dernière explique j’étais égoïste mais que j’ai changé car j’ai trouvé ma véritable nature au fil du temps. L’album invite donc tous les auditeurs à devenir meilleurs. Je sais que mes paroles peuvent aider mes fans à devenir meilleur donc j’essaie d’y mettre de bons messages. Ma vie est devenue assez spirituelle.

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