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Gary Moore - Live à l'Olympia (Paris) 07 septembre 2006 par -the lord |
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Le concert commence par quelque chose de pas très courant : une bonne première partie. Thomas Kieffer réinvente le concept d'homme-orchestre seul sur scène avec sa guitare acoustique ses pédales. Il officie dans un folk de singer-songwriter à la Nick Drake, pas vraiment le même créneau que celui dans lequel Gary Moore évolue. Néanmoins, ce n'est pas ce qui l'empêchera de nous proposer une reprise de Nights In White Satin somptueuse où il jamme avec lui-même à l'aide de ses boucles enregistrées en direct. L'exercice est périlleux - il se plantera d'ailleurs à une ou deux reprises - mais pour peu qu'on prête attention à sa musique à fleur de peau, on tombe forcément sous le charme et on attendra avec une certaine impatience l'album qui doit être mis en boîte sous peu.
Si Glenn Hughes joue de la white soul, Gary Moore joue du white blues. L'ancien membre éminent de Thin Lizzy n'a peut-être jamais inventé grand chose dans sa musique mais son jeu efficace, technique a souvent mis le feu par où il est passé. Et ce soir l'Olympia a brûlé. Armé d'un groupe impressionnant par ses capacités innées - à se demander qui du batteur ou de Gary Moore en use le mieux -, d'un lightshow permettant de pleinement profiter du spectacle et d'une setlist montant en puissance, l'Irlandais n'a eu qu'à asseoir sa domination face à un public de connaisseurs qui n'a pas attendu les rappels fantastiques pour lui faire une ovation.
Seuls quelques plans répétitifs (c'est du blues après tout) provoquent quelques baillements çà et là. Face à des tubes comme Still Got The Blues, les quelques faiblesses du set ne pèsent toutefois pas bien lourd. Bien qu'avec la carrière immense du Monsieur, chacun sera sûrement deçu de l'absence de tel ou tel titre, on aurait difficilement pu souhaiter mieux que le spectacle offert par cette légende vivante qui se fait un peu trop rare en notre capitale.

