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Ce qui avait commencé
comme un sympathique groupe de "happy metal" s'était
transformé au bout de trois albums studio en une mauvaise blague.
En effet, après des débuts plus que satisfaisants - Crystal Empire
et surtout le premier album Stairway To Fairyland étaient plutôt
bons - Freedom Call tombe dans le ridicule avec Eternity. Trois ans
plus tard et un album live en poche, le second groupe de Dan
Zimmermann tente de reprendre du poil de la bête avec The Circle Of
Life, album de reprises de morceaux plus ou moins légendaires du
metal puisqu'on y retrouve parmi d'autres Mother Earth, Carry On, Hunting High And Low, Starlight ou
encore Starchild.
Ah, attendez, on me signale à l'instant qu'il ne s'agit pas d'un album de reprises mais
bien de compositions originales. Au temps pour moi. Avouez que
retrouver autant de titres de morceaux connus sur un seul album a de
quoi surprendre... La musique, elle, surprend aussi mais dans le
mauvais sens du terme. Chaque chanson est d'une simplicité et d'une
banalité à couper le souffle d'un coureur de fond. Un album
d'Hammerfall fait figure de disque hautement progressif par
comparaison. Une grosse partie des compositions livrées ici donnent
l'impression d'avoir été écrites pour gagner l'Eurovision
catégorie metal: pour le croire il faut entendre les roulements de
tambours kitch sur Mother Earth, les synthés à la Début De
Soirée sur Starlight, les claviers-cuivres de Starchild, la chorale
de The Eternal Flame, les refrains niais de Carry On ou de Kings
& Queens etc.
Il est impossible de prendre ce disque au sérieux
tant ce qu'il propose est "too much". Les
"arrangements" sont véritablement dignes des groupes
français populaires des années 80 et les refrains alternent entre
le pire de Manowar (au mieux) et la soupe sans concession (en
général). Au moins le groupe est fidèle à l'étiquette
"happy metal": comment ne pas être de bonne humeur après
l'écoute de The Circle Of Life? Vous allez rire comme devant un
film des frères Farrelly durant les douze morceaux du disque.
Comme souvent
dans ce type d'albums "extrêmes", les meilleurs morceaux
sont ceux qui poussent le bouchon le plus loin dans le côté grand
cirque Eurovision. Starlight pourrait donc séduire les plus
nostalgiques de l'époque disco et se revélera une bonne
alternative aux Démons De Minuit lors de vos soirées à thèmes.
En ce qui concerne les morceaux sérieux - il y en a quelques-uns
tout de même - seuls High Enough et Hunting High And Low s'en
sortent avec les honneurs grâce à une intro et un riff assez
soignés pour le premier et à un refrain renouant enfin avec
l'esprit des deux premiers albums pour le second. Le niveau de
qualité apparaît alors plus conforme à ce que l'on peut attendre
d'un groupe comme Freedom Call. Mais le mal est fait, à vous de
voir si vous êtes prêts à investir dans un album-parodie qui ne
vous arrachera pas éternellement des larmes de rire.
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