Lord Henry : Pourquoi votre dernier album est-il
intitulé “ Difference ”?
Rami Keränen (guitare) : Parce que les chansons qui
composent cet album sont toutes singulières, et sont différentes
de celles des albums précédents. J’aimerais éclaircir quelque
chose: ce titre, à l’origine, n’était qu’un titre. Mais
tout le monde semble penser qu’il y a une signification profonde
derrière. Imagine, si on l’avait appelé « The End of the
World »? Est ce que les gens nous demanderaient « dites, c’est
vraiment la fin du monde? » (note de Lord Henry: ouais, en
gros il se fout de moi, quoi)
Lord Henry : Peux-tu nous expliquer pourquoi le line
up du groupe a été modifié récemment?
Rami Keränen
: Nous avons remplacé Tomi Viiltola (chant)
car il vit à environ quatre-cents KMs de chez nous. Il avait du
mal à assister aux répétitions. Et pour être honnête, ses
prestations live laissaient quelque peu à désirer. Mais c’est
un chic type! Quant à Esa Orjatsalo (guitare), il a quitté
le groupe il y a quelques mois. Il se concentre sur ses études,
je crois.
Lord Henry : Depuis votre premier album, vous avez été
compares à Stratovarius et à Sonata Arctica. Pourtant vous dites
que ces groupes ne font pas partie de vos influences. A cet égard,
n’était-ce pas dangereux d’enregistrer Difference dans le
studio de Timo Tolkki?
Rami Keränen
: Il faut bien se rappeler que les titres de
Beyond Reality ont été réalisés en l’espace de trois ans;
nous en avions composé beaucoup, mais seulement quelques-uns
apparaissent finalement sur l’album. Pour Ocean’s Heart, nous
avons écrit le matériel suffisant pour compléter un album, donc
nous n’avions pas vraiment de choix à formuler. Mais pour
Difference, nous avions près de vingt chansons de prêtes, parmi
lesquelles Timo Tolkki a choisi celles qui composent le disque. Il
n’est donc en aucune façon responsable des compositions.
D’ailleurs il n’a rien voulu changer. Pour faire court: si
influences il y a, elles ne sont pas forcément conscientes.
Lord Henry : Qu’abordez-vous dans les textes de vos
chansons?
Rami Keränen
: A peu près tout, ça va des relations
humaines « classiques » à la bonne vieille baise (rires).
Lord Henry : De quoi êtes-vous le plus fiers dans
votre carrière?
Rami Keränen
: Je dirais le deal avec la maison de disques
qui nous a signés.
Lord Henry : Participerez-vous à des festivals cette
année?
Rami Keränen
: Non, pas à des festivals internationaux en
tout cas. Cela coûte très cher d’aller jouer en Europe, et
personne n’est prêt à nous payer suffisamment pour pouvoir
mettre ça en place…
Lord Henry : Votre single est entré dans les charts
Finlandais en plutôt bonne position. Y a-t-il d’autres pays où
vous avez rencontré un succès similaire? Quel accueil a été réservé
à vos albums?
Rami Keränen
: Non malheureusement, il n’y a qu’en
Finlande. Pour ce qui est des autres disques, nous avons eu un
feedback général plutôt positif, même s’il y aura toujours
des gens qui n’aiment pas ce que nous faisons bien entendu.
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