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Ils sont de retour ! Le Zénith de Paris semble bien leur plaire, c’est donc dans cette même salle que nos amis de Dream Theater reviennent pour l’unique date française du premier leg de leur tournée 2004, une tournée "An Evening With... " c’est-à-dire pas de première partie ! Cela veut donc dire aussi concert plus long, et sur ce point on ne sera pas déçu... et sur les autres points non plus d’ailleurs. Les réactions très positives de fans Bruxellois laissaient présager du meilleur pour cette date parisienne, et en effet, ce fut encore meilleur qu’il y a deux ans ! 

C’est un Zénith bien rempli qui va faire honneur ce soir à notre groupe adoré, et encore une fois, le public est très varié ; des jeunes, des moins jeunes, des grands, des petits, des chauves, des ridés... ajoutons à cela une flopée de T-shirts très variés et vous comprendrez que ce paragraphe ne sert strictement à rien, aussi nous n’allons pas nous y attarder plus longtemps et avancer directement au début du show ; il est presque 20h et les lumières s’éteignent... Et ça commence par une rétrospective du groupe projetée sur l’écran central ; de 1985 à 2004, tout y passe, images d’archives intéressantes (et qui confirment que la célébrité rend beau... et apprend à coiffer), jusqu'à ce fameux Train Of Thought... et c’est alors que le groupe, qu’on n’avait pas vu débouler, lance " As I Am "... et c’est parti pour 3h30 qui vont passer comme un éclair. 

Aucun des morceaux déjà joués lors de leur dernier passage au Zenith ne sera répété, et ça, c’est déjà un bon point ! Deuxième bon point : la présence de trois écrans (un central et deux latéraux plus petits) et... de caméras ! Là où les précédents shows se contentaient d’un écran diffusant des images fixes, pour cette tournée, Dream Theater n’a pas lésiné sur les moyens ! Devant ou derrière Portnoy, face à Labrie, ou directement implantée sur le clavier de Rudess... les caméras sont là ! Un gros plus, qui permet aux gens installés dans les gradins de ne rien louper ! Allez, si on est tatillon, on pourra reprocher la faible résolution de ces écrans... mais peut-être dis-je ça parce que j’étais trop près, et de toute manière, je n’en avais pas besoin ! Na !

Le troisième bon point par rapport au 7 février 2002, et le plus important : James Labrie. Il y a deux ans, il ne lui avait pas fallu une heure pour commencer à se fatiguer et commettre quelques pains assez flagrants ; en ce 29 Janvier, sans rire, il a passé 2h30 (si même pas 3h) sans un seul couac. Bien évidemment, il a évité les notes les plus hautes (et encore, sur Metropolis Pt.1 il a prouvé qu’il savait encore le faire); mais il l’a fait subtilement, sans que cela sonne bizarre ou inapproprié. Bon, on reprochera toujours le fait qu’il quitte systématiquement la scène à chaque passage instrumental ; à part ça, excellente attitude, concerné et souriant ; un peu comme Rudess ! Portnoy était égal à lui-même, c’est-à-dire renversant et se donnant à fond ; l’incroyable solo de batterie (peut-être même un poil trop long) qu’il nous a pondu après Caught In A Web le montre bien. Même Myung semblait être moins renfermé qu’à l’accoutumée ! Il a même souri à un moment, c’est dire ^^. Petrucci était toujours excellent, même s’il avait l’air particulièrement naze ; on avait aucun mal à voir de belles cernes autour de ses yeux, même au cinquième rang de la fosse...

Et la set-list alors ? Eh bien, on a eu droit à tout Train Of Thought (hormis Vacant). As I Am passe l’épreuve du live, même si ce n’est pas tout à fait l’extase... par contre Endless Sacrifice rend bien mieux sur une scène, idem pour Honor Thy Father (qui est déjà excellente au départ) et Stream Of Consciousness. Quand à In the Name Of God, c’est tout simplement une tuerie, et, à bien y réfléchir, LE grand moment de ce live. La succession des différentes parties, lourdes et propres au headbanging, puis ce crescendo génial qui nous mène à la partie instrumentale limite masturbatoire, mais en qui en live passe tout seul... un classique du groupe, ni plus ni moins, pour moi au même niveau que Learning To Live (qui n’a hélas pas été joué...).

Pour le reste ? D’excellentes surprises (Trial of Tears, qui passe vraiment bien sur une scène), d’autres moins bonnes (Hollow Years, c’est pas ça); une jam furieuse et jouissive sur Beyond This Life (d’inspiration zappaïenne à en croire les projections vidéos, mais ne connaissant pratiquement rien à l’œuvre de Zappa, je ne saurais en dire plus...), un Metropolis Pt.1 que j’espérais tant... mais qui ne m’a pas donné le grand frisson ! Enfin, c’était quand même remarquable. J’ai pu aussi me réconcilier avec " Another Day ", débarrassé de son sax au son ignoble ; c’est Rudess qui se chargeait de cette partie. On notera aussi la suite " Goodnight Kiss - Solitary Shell " que j’affectionne tout particulièrement, soutenue par la prestation vocale sans faille de Labrie ; et puis j’allais oublier Finally Free, qui a conclu le premier set ! Je ne m’y attendais pas trop et je fus ravi d’entendre les premières notes ; et puis ce final dantesque, trop bon... Autre surprise : " The Ones Who Help To Set The Sun ", tiré du premier album, morceau à l’intro exceptionnelle, mais le reste du titre marche moins bien pour moi, et Labrie ne pourra rien y faire...

Et puis il faut que je vous parle des rappels... à leur retour, je ne m’attendais qu’à un seul titre : " A Change Of Seasons "... et puis v’la un titre à la rythmique effrenée qui ne me dit d’abord rien, puis il me faut quelques secondes pour réaliser que... et c’est la pochette de Fragile qui apparaît sur l’écran ! Mais oui, c’est bien Heart Of The Sunrise ! Yeehaa, un de mes morceaux préférés de Yes ! Dans la salle, il semblait y avoir peu de personnes connaissant ce titre... mais je m’en foutais, j’étais trop content pour m’en préoccuper (égoïste !) C’était vraiment superbe, plus musclé que l’original, même si, évidemment, James Labrie n’est pas Jon Anderson. Deuxième rappel : diffusion d’un extrait du Cercle Des Poètes Disparus, que je n’ai pas vu, je ne savais donc pas à quoi m’attendre... jusqu'à ce que j’entende la phrase " Gather ye rosebuds while ye may "... A CHANGE OF SEASONS mes enfants ! Ahurissant ! Ca faisait plus de 3 heures qu’ils jouaient et voilà qu’ils nous balancent A Change Of Seasons et ses vingt-trois minutes, histoire de nous achever en beauté. Que dire sur ce titre qui n’ait déjà été dit, et qu’ils ont royalement interprété (un peu trop fidèlement diront certains) ?

Bref, c’est complètement épuisés que nos cinq gaillards viennent remercier un public comblé (et toujours actif !). Distribution de baguettes par Portnoy, un petit mot gentil (" Always the best, Paris ! "), et c’est la fin d’une belle soirée. Quoi que l’on puisse penser de leur dernière livraison, sur scène, Dream Theater est inconstestablement un groupe énorme.

 

Setlist Dream Theater

  • As I Am
  • This Dying Soul
  • Beyond This Life/Jam
  • Hollow Years
  • War Inside My Head
  • The Test That Stumped Them All
  • Endless Sacrifice
  • Trial of Tears
  • Finally Free
  • ---------------------------
  • Metropolis Pt. 1
  • Caught In A Web / Drum Solo
  • Honor Thy Father
  • The Ones Who Help To Set The Sun
  • Another Day
  • Goodnight Kiss
  • Solitary Shell
  • Stream Of Consciousness
  • In The Name Of God
  • ---------------------------
  • Heart Of The Sunrise
  • A Change Of Seasons

 

Flowerking

 

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