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DRAGONFORCE
25 octobre 2005
  
JOURNALISTE :
-the lord
  
INTERVIEW AVEC :
Herman Li et Vadim Pruzhanov
Guitariste et Claviériste
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Le buzz autour de DragonForce a enfin payé. A l'aube de la sortie du jouissif Inhuman Rampage (cliquez ici pour lire la chronique), l'Angleterre et quelques autres pays européens saluent comme il se doit ce groupe multi-culturel qui propose une musique ultra-rapide et efficace comme le speed metal pouvait l'être à sa naissance. Entretien avec un des deux gratteux, Herman Li, et le claviériste Vadim Pruzhanov.

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-the lord : Avec Inhuman Rampage est-ce que vous délaissez l'univers de la fantasy pour de bon?

Herman Li (guitare) : Déjà avec Sonic Firestorm nous étions passés à autre chose. Les paroles pouvaient être comprises à deux niveaux. Rien que le titre de l'album signifiait que nous étions un groupe venu pour exploser l'auditeur! Inhuman Rampage n'a clairement plus rien à voir avec la fantasy. Sauf si vous interprétez cela comme une armée de squelettes prête à tout massacrer (rires).

-the lord : Est-ce que ces nombreuses références à la fantasy ont, à votre avis, été préjudiciables pour le groupe? Je sais que personnellement je n'avais pas écouté votre premier album à cause de sa pochette et de son nom qui me faisaient penser à un clone d'Hammerfall...

Vadim Pruzhanov (claviers) : Je crois quand même que les gens nous jugent avant tout sur la musique. Les mélodies passent avant les paroles. Peu de gens comprennent l'anglais finalement.

Herman Li : C'est justement le problème! S'ils ne comprennent rien, ils nous jugent tout de suite par la pochette. Je crois que c'est arrivé de nombreuses fois et les gens en sont arrivés à la conclusion que notre musique est pourrie. Avec l'illustration de Valley Of The Damned je peux comprendre que des gens nous aient catalogué dans le metal pour tapettes (rires). Mais une fois la musique écoutée, la majorité des gens ont changé d'avis. Nous ne pouvons plus y faire grand chose maintenant. Si les gens veulent nous percevoir ainsi, tant pis... Sur Inhuman Rampage nous avons fait exprès de mettre des titres de chansons tels que Revolution Deathsquad, Operation Ground And Pound ou Body Breakdown qui sont totalement neutres.

Vadim Pruzhanov : C'est vrai. Ils pourraient signifier n'importe quoi ou même figurer sur un album de Children Of Bodom, en particulier la chanson Revolution Deathsquad. En fait, déjà le second album n'avait plus rien à voir avec les dragons! Chaque chanson pouvait faire écho à ses propres expériences vécues. Les paroles sont très vagues afin que chacun puisse y voir ce qu'il veut.

-the lord : Ce revirement signifie-t-il que les critiques suite au premier album vous ont affecté? 

Herman Li : C'est surtout que nous en avions marre que tous les groupes utilisent toujours les mêmes mots. Combien de chansons s'appellent I Believe? Autant prendre un extrait des paroles de la chanson, à la fin d'un vers et en faire le titre de la chanson. Parfois, comme avec Operation Ground And Pound, nous inventons un titre qui symbolise le morceau en entier. Ces mots ne sont jamais prononcés par le chanteur.

Vadim Pruzhanov : C'est comme un film: il a un titre mais aucun des personnages ne le prononce jamais. Inhuman Rampage s'inscrit dans cette veine: ce n'est pas le nom d'une chanson mais il symbolise chaque passage de chaque morceau.

-the lord : Avez-vous de nouveau torturé votre producteur Karl Groom sur cet album? 

Vadim Pruzhanov : Absolument! Nous n'arrêtons pas de changer des trucs çà et là. Même le dernier jour de mixage nous avons rajouté des choses ce qui a le don d'énerver Karl! Bien entendu en changeant ne serait-ce qu'un seul accord il faut réenresgistrer les claviers, la basse, le chanson, les backing vocals etc. C'est assez amusant car même le dernier jour de mixage nous avions l'impression d'entendre des chansons toute nouvelles. Elles n'ont plus grand chose à voir avec le début car nous éditons et nous réenregistrons sans cesse. Nous voulons toujours plus de guitares, toujours plus de chant, toujours plus de tout! Et toujours plus rapide!

-the lord : Vous allez continuer la surenchère technique/rapidité à chaque album? 

Vadim Pruzhanov : Tant que nous aurons des idées, oui. Il y a des idées que nous n'avons pas réussi à retranscrire sur Inhuman Rampage, notamment une façon révolutionnaire de jouer de la batterie. Je ne veux pas dire en quoi cela consiste avant que quelqu'un d'autre ne le fasse! Mais nous avions d'autres idées en matière de chant et de guitare que nous gardons à l'esprit. Cela ne me poserait absolument aucun problème de rentrer en studio tout de suite car je grouille d'idées.

Herman Li : Je voulais doubler tous mes soli et mettre encore plus d'effets spéciaux. Mais il faut savoir s'arrêter quand l'ensemble sonne frais. Mais cela ne veut pas dire que nous ne pourrons pas continuer à explorer de nouvelles pistes et développer nos capacités techniques.

-the lord : S'il ne fallait retenir qu'une seule chose d'Inhuman Rampage qu'est-ce que ce serait? 

Vadim Pruzhanov : Tous les bruits bizarres! Ou plutôt l'intensité de l'album. Sur nos deux autres albums, il y avait des moments de répit mais sur Inhuman Rampage il n'y en a jamais. Il est très direct et sans consession.

Herman Li : C'est difficile de dire une seule chose car il y en a tellement. Moi-même je ne me rappelle pas de tout ce qu'il contient! Mais je crois en effet que l'intensité résume bien le sentiment d'ensemble. Inhuman Rampage est plus dur d'accès que Sonic Firestorm mais il en vaut la chandelle.

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