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THE DIVINE COMEDY Victory For The Comic Muse (2006) |
LINE UP : Neil Hannon (chant+guitare+claviers) |
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CHANSONS QUI TUENT : Mother Dear A Lady Of A Certain Age The Light Of Day |
CHRONIQUEUR : -the lord (Juillet 2006) |
NOTE : 14 / 20 |
Quand on appelle son groupe The Divine Comedy, mieux vaut savoir proposer une musique allant de pair avec ce nom prétentieux et ronflant. Ca tombe bien, c'est exactement ce que fait Neil Hannon avec sa pop qui, lorsqu'elle n'est pas symphonique, tombe dans le grandiose. Sur Victory For The Comic Muse, le dernier album en date du groupe, The Divine Comedy revient à un esprit intellectuel très proche des premiers opus, preuve que le double clin d'oeil à Fanfare For The Comic Muse de 1990 et au livre A Room With A View (E.M. Forster) est pleinement justifié. Finies les apartés dark et les paranthèses électroniques, Victory For The Comic Muse renoue avec le style unique de Hannon, la touche sophistiquée et l'intelligence des arrangements lui allant nettement mieux que le voile expérimental qui assombrissait les précédentes réalisations.
Même si certaines parties symphoniques ont la subtilité d'une bande originale de comédie romantique (la scène où ils s'embrassent pour la dernière fois), l'écriture de Neil Hannon a sérieusement repris du poil de la bête et nous transporte sans mal dans l'ambiance de la première partie du vingtième siècle. Des conditions excellentes pour goûter à des textes raffinés, à la plume littéraire, donnant au disque un caractère cultivé, élégant et tranquille tout à la fois. En un mot : british. Prenant à contrepied la simplicité des arrangements des singers/songwriters, The Divine Comedy n'en garde pas moins l'essence : ces textes plein de verve qui content des histoires dont on apprécie le déroulement (A Lady Of A Certain Age, The Plough) autant que le travail apporté sur certains refrains (The Light Of Day).
Malgré les ambitions conceptuelles et les pleines cuillerées de cordes ou de cuivres, Victory For The Comic Muse parvient à préserver un côté léger absolument essentiel (A Lady Of A Certain Age ou Party Fears Two, une reprise des Associates). C'est sans doute là que réside la force de ce disque -et non pas dans un final certes aventurier mais aussi terriblement décevant (Count Grassi's Passage Over Piedmont, Snowball In Negative)- qu'il faudra dompter avant d'être pleinement savouré comme la belle victoire (et la revanche) qu'il constitue.

