Count D
: Ce « Riders On The Storm » est une furie mais
vous passez pour
un groupe somme toute original ? Y travaillez-vous ?
Fuchs
(chant+guitare) : Non bien sûr ! C’est plus le résultat
de l’expérience, d’album en album, autant au niveau de la
musique que des paroles, qui parlent de la bible. Nous faisons un
clin d’œil du style : « hey ce serait bien de
remarquer que l’on détruit notre planète ».
Count D
: Comparé à cela, que signifie la pochette?
Fuchs
: Oh, c’est plus une belle image qu’autre chose.
Je travaille sur des couvertures de livres, et celle-ci
s’appelle « Desire ». Bref, cela n’a rien à voir
finalement avec le contenu de l’album. Une belle image,
simplement !
Count D
: Pourquoi ne pas jouer avec un vrai orchestre pour les
parties de mélodiques/symphoniques ?
Fuchs
: C’est bien trop cher ! Mais nous avons
beaucoup d’instruments naturels maintenant dans nos compositions :
trompettes, piano, dijeridoo, violon… Je joue beaucoup
d’instruments, et, plus je les maîtrise, plus je les incorpore
dans nos musiques.
Count D
: Vous chantez toujours en allemand. Mais sais-tu que ce
n’est pas la langue la plus parlée ni la plus appréciée ?
Fuchs
: (rires) Oui je sais. Par le passé nous utilisions
pas mal l’anglais. Mais il faut savoir que nous vendons surtout
en Allemagne ainsi qu’en Suisse allemande et en Autriche Et puis
notre maîtrise de l’anglais n’est pas suffisante pour
exprimer avec exactitude le contenu de nos paroles. Je te rappelle
que celles-ci sont très importantes pour nous, nous les
travaillons beaucoup. Et puis l’allemand fait partie de notre
personnalité depuis un bon moment maintenant.
Count D
: Si tu avais quelque chose à changer sur l’album, ce
serait quoi ?
Fuchs
: Nous y avons travaillé très dur et passé beaucoup
de temps. Je pense qu’il est abouti pour notre niveau, et à
part un ou deux solos que j’aurais aimé que nous retravaillions
ici et là, je n’ai pas de souhait dans ce sens. Et puis c’est
impossible d’avoir du recul alors que l’album sort à peine.
Nous attendrons les commentaires.
Count D
: Il y a deux ans en Equateur, vous avez donné quatre mille
euros
au pays pour reconstruire une école. L’école est-elle vraiment
reconstruite aujourd’hui ?
Fuchs
: Oh tu étais au courrant ? Oui l’école a été
reconstruire, et notre manager y est retourné pour s’assurer
que tout allait bien. Nous suivons de près ceci, c’est
important. Solidaritätsfond Ecuador est l’Association qui nous
a permis de collecter ces fonds pour eux.
Count D
: « All you Need Is Love », sorti en 2000, est
selon le public votre meilleur album. Quelle est la plus grande
chose que vous ayez faite depuis cet album selon vous ?
Fuchs
: (rires) Je ne sais pas ! Selon moi, tout nouvel
album est une très belle chose, même s’il faut reconnaître
que l’album que tu cites était un grand pas en avant, et les
magazines l’ont remarqué. Pour moi chaque album est fort,
c’est comme un journal intime, sur lequel nous passons beaucoup
de temps. Nous ne rentrons pas dans une optique de jugement. Nous
jouons de la musique, sans prétention à ce niveau. Nous sommes
musiciens et non des acteurs.
Count D
: Comment décris-tu le fan de Die Apokalyptischen Reiter ?
Fuchs
: Je pense qu’il est fou ! Il y en a certains
que l’on voit tous les ans, via les fans clubs, qui sont un peu
fous, avec un sens de l’humour particulier ! Ils sont plus
joyeux que « dark ».
Count D
: Quels groupes français connais-tu ?
Fuchs
: J’en connais très peu. Je connais un label français :
Season Of Mist. Sinon j’adore Massacra, excellent groupe de
death/thrash. Dommage qu’ils n’existent plus… Il y a bien un
autre groupe, style Cradle Of Filth. Ah oui… Anorexia Nervosa.
Mais je n’aime pas trop. Et puis j’allais oublier Mireille
Mathieu, fierté nationale (rires) ! Tu la connais ?
Count D
: Oui c’est ma mère…
Fuchs
: Ah ! C’est la mienne aussi (rires) !
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