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Depeche Mode - Live au Palais Omnisports Paris Bercy (Paris)
22 février 2006
par -the lord

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Passer deux heures avec un sosie d'Etienne Daho, un guitariste déguisé en une sorte de poulet-punk et un flegmatique claviériste anglais n'a sur le papier rien de très palpitant. En revanche, si l'on reformule et qu'on dit explicitement que ce trio est Depeche Mode et qu'il va jouer une soirée durant ses meilleurs hits accolés aux nouveaux morceaux de Playing The Angel, la donne change complètement. En pleine tournée européenne, le groupe passe par Paris pour trois représentations sold-out au Palais Omnisports de Paris Bercy... Que ceux qui voyaient le groupe totalement moribond aillent se réajuster les chaussettes car Martin Gore, Dave Gahan tout comme Andrew Fletcher sont toujours aussi vivaces et comptent parmi les formations les plus populaires encore en activité.

Le musicien le plus démonstratif sur scène des trois est incontestablement Dave Gahan. Virevoltant sans cesse avec son pied de micro, le chanteur n'a eu besoin que de quelques morceaux pour faire tomber sa veste et révéler au public ses muscles saillants et ses tatouages dorsaux impressionnants. Vocalement, il aura eu besoin de plusieurs chansons pour monter en puissance. Timoré jusqu'à Policy Of Truth, à côté de la plaque sur Precious et parfait à partir de The Sinner In Me, il n'aura pour seule obsession que d'haranguer les dix-sept mille personnes présentes dans l'enceinte parisienne à coups de "oh yeah" criards et de déhanchements compulsifs. Aucun doute, il s'agit là de ce qui se fait de mieux en matière de performer même si ses hauts talons et son attitude très gay friendly pourront surprendre...

En y prenant pas garde, on pourrait croire que Gahan se contente de faire le show machinalement sans ressentir d'émotion particulière tant il est sûr de lui; heureusement les gros plans des écrans géants nous permettent d'entrevoir des regards chaleureux et respectueux envers un public exemplaire jouant pleinement le rôle du quatrième homme sur les classiques. Néanmoins, que ce soit avec Martin Gore ou Dave Gahan derrière le micro, on ne peut pas dire que la force de Depeche Mode soit la communication (ne parlons même pas de communion) avec la foule. De ce point de vue, seul l'ultime Goodnight Lovers est satisfaisant et voit les deux têtes pensantes du groupe s'avancer sur une mini-plateforme dans les premiers rangs de fans délirants.

Alors évidemment que Depeche Mode a été fantastique ce soir-là -c'est bien le minimum pour un groupe au répertoire de cette trempe- mais on repart chez nous en se disant que le trio a manqué l'occasion d'assommer la concurrence en se reposant un peu trop sur sa setlist au détriment de l'intensité générale.

 

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Setlist:

A Pain That I’m Used To
John The Revelator
A Question Of Time
Policy Of Truth
Precious
Walking In My Shoes
Suffer Well
Damaged People
Home
I Want It All
The Sinner In Me
I Feel You
Behind The Wheel
World In My Eyes
Personal Jesus
Enjoy The Silence
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A Question Of Lust
Just Can’t Get Enough
Everything Counts
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Never Let Me Down Again
Goodnight Lovers

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