ACHETER CET ALBUM NEUF
(EXTRAITS AUDIO DISPO) !






DEFTONES
Saturday Night Wrist (2006)
LINE UP :
Chino Moreno (chant+guitare)
Chi Cheng (basse)
Stephen Carpenter (guitare)
Abe Cunningham (batterie)
Frank Delgado (DJ)
Deftones - Saturday Night Wrist
CHANSONS QUI TUENT :
Hole In The Earth
Beware
Interlude
CHRONIQUEUR :
-the lord
(Septembre 2006)
NOTE :
14.5 / 20

L’album éponyme de 2003, malgré des morceaux phénoménaux, n’avait pas fait l’unanimité. On pouvait lui reprocher une certaine disparité et un écart un peu trop net du référentiel constitué trois ans plus tôt par White Pony. Saturday Night Wrist, s’il n’égale pas ce chef-d’oeuvre absolu, remet le groupe dans un créneau stylistique qui, d’une part, lui convient mieux et, de l’autre, est nettement plus en phase avec l’attente de ses fans. Retour donc des atmosphères très travaillées et du chant hypnotique de Chino Moreno notamment sur Cherry Waves ou le planant Interlude qui nous replongent tendrement en 2000. Le grassouillet frontman a visiblement mûrement réfléchi toutes ses lignes vocales tant il puise dans des registres variés – mais rarement aussi écorchés que sur l’album précédent - au sein de chaque titre (l'excellent Hole In The Earth, le furieusement agressif Rats signé par le guitariste Stephen Carpenter ou Combat qui rappelle le Deftones des débuts).

A l’image du nombre de producteurs impliqués à un moment ou à un autre dans la confection de l’album (Shaun Lopez, Bob Erzin, le groupe lui-même, etc) et du chaos caractéristique de sa genèse, Saturday Night Wrist n’est pas spécialement facile à appréhender. On y trouve des titres aux rythmiques puissantes comme sur The Earth, de l’expérimentation à dominante électronique sur Pink Cellphone (où intervient avec un délicat mauvais goût Annie Hardy), du single à l’accessibilité immédiate avec Hole In The Earth et le (traditionnel) featuring de luxe assuré avec bio par Serj Tankian de System Of A Down sur Mein.

C’est sans doute dans cette absence de ligne conductrice que les Américains se fourvoient : à force d’enchaîner des titres n’ayant que très peu à voir entre eux (Pink Cellphone / Combat ou FM / Beware), Deftones n’évite pas un lassant sentiment de collage artificiel. Heureusement, pris individuellement et à quelques exception près (Pink Cellophone complètement à côté de la plaque et ~ dans la lignée des mauvaises surprises du précédent disque), les titres sont toujours aussi forts. Ne leur manque qu’un supplément d’âme pour donner vie au tout.

ACHETER CET ALBUM D'OCCASION