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Deftones - Live au Zénith (Paris)
30 mai 2006
par -the lord
Deftones

Malgré le fait que Deftones n'ait rien à promouvoir -son album sortant en septembre- on peut être surpris de la chute de popularité du groupe depuis leur prestation à Bercy il y a trois ans. Aujourd'hui les Américains doivent se contenter d'un Zénith en petite configuration extrêmement clairsemé. Et pourtant il peut s'appuyer sur deux groupes français en première partie capable de rameuter quelques centaines d'indécis. Dagoba, tout d'abord, qui a livré un court set vraiment indegeste de par un son inaudible, un chant moyen (à sa décharge Shawter aurait failli faire annuler la participation du groupe à cause de problèmes à la gorge, peut-être n'était-il pas encore totalement remis), des compositions stéréotypées et une timide présence scénique.

Watcha arrive ensuite et joue avec la satisfaction de voir le public reprendre une bonne partie des paroles en choeur. Il faut dire qu'avec One For The Money Two For The Show, Sam 4 ou Je T'Emmène, l'énergie des Français est assez communicative. Bien que l'on pourra déplorer les discours chorégraphiés du chanteur au public parisien (Dimebag, encore et toujours...), on reconnaîtra une belle aisance scénique au groupe occupant l'espace bien mieux que Dagoba et même de manière plus professionnelle que Deftones à suivre...

Car oui, Deftones a fortement déçu et ce sur plusieurs plans. Vocalement, Chino Moreno était totalement à côté de la plaque. S'il parvient à masquer ses difficultés lors des chansons les plus heavy en absusant de cris stidants, sur les morceaux planants comme Beware Of The Water (nouveau titre assez introspectif) ou la reprise de Sade (No Ordinary Love) il loupe complètement le coche. De plus, le son immonde, qui ne s'améliorera que très peu entre le début et la fin du set, n'aide pas à enrayer la forte déception. Enfin, concernant la mise en scène le gang de Sacramento vole purement et simplement ses fans. Un lightshow digne d'une boum de cinquième, aucun décor ainsi qu'une présence scénique se limitant à des montées-descentes d'estrade la part de Chino Moreno ne sont pas ce que l'on attend d'un groupe prestigieux jouant dans une grande salle parisienne...

Heureusement au milieu de toutes ces déconvenues, il y a quelques sources de satisfaction à commencer par la setlist. A l'exception de Back To School, on aura eu droit à tous les meilleurs morceaux de Deftones et notamment de bonnes versions d'Hexagram, When Girls Telephone Boys et Change (In The House Of Flies). Mais la vraie bonne surprise pour les fans sera l'interprétation en intégralité d'Adrenaline, le premier album des Américains. Et même si la musique est un peu vieille aujourd'hui, il n'y a que sur ces titres que le quintette semble se lâcher et s'éclater (Nosebleed). Un concert en deux temps qui n'en demeure pas moins décevant pour un groupe habitué à bien mieux...


Setlist :

Korea
My Own Summer (Shove It)
Beware Of The Water
Hexagram
Feiticeira
Be Quiet And Drive (Far Away)
When Girls Telephone Boys
No Ordinary Love
Around The Fur
Lotion
Minerva
Bloody Cape
Change (In The House Of Flies)
Head Up
---------------------------
Fireal
Bored
Minus Blindfold
One Weak
Nosebleed
Lifter
Root
Seven Words
Birthmark
Engine No.9
Seven Words II

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