|
DEF LEPPARD Yeah! (2006) |
LINE UP : Joe Elliot (chant) Rick Savage (basse) Phil Collen (guitare) Vivian Campbell (guitare) Rick Allen (batterie) |
|
|
CHANSONS QUI TUENT : Hangin' On The Telephone Don't Believe A Word Hellraiser |
CHRONIQUEUR : -the lord (Juin 2006) |
NOTE : 11 / 20 |
Avec chaque sortie Def Leppard semble tomber plus bas à tel point qu'on n'envisage plus depuis longtemps un retour à la musique d'Hysteria, de Pyromania ou même d'Adrenalize. Commercialement aussi mort qu'artistiquement, cela fait plus de dix ans que le quintette n'a plus rien à proposer... Yeah!, disque de reprises, ne rectifiera pas le tir malgré une appréciable ligne directrice dans les morceaux choisis. En effet, malgré la diversité des morceaux présentés, allant de la ballade people au hard rock le plus motivant, ils sont reliés entre eux car ils ont tous bercé les membres du groupe durant les années 70 alors que la plupart de leurs semblables s'intéressaient à la vague punk naissante.
On trouve ainsi quatorze réinterprétations de chansons enregistrées par David Bowie (Drive-In Saturday), T.Rex (20th Century Boy), Roxy Music (Street Life), Electric Light Orchestra (10538 Overture), Thin Lizzy (Don't Believe A Word), Free (Little Bit Of Love), Blondie (Hanging On The Telephone) mais également des choix plus surprenants avec des morceaux de Mott The Hoople (Golden Age Of Rock 'n' Roll), Sweet (Hellraiser) ou John Kongos (He's Gonnna Step On You Again). Si le groupe s'en sort honorablement sur les titres de hard rock, il n'en pas de même sur les ballades sirupeuses à la Waterloo Sunset où le chant fade de Joe Elliot n'est plus à la hauteur de ses glorieuses années. Se contentant d'un phrasé-parlé assez facile sur la majorité des chansons relevant davantage d'un chanteur de prog que de hard FM, le frontman semble de plus en plus près de la case retraite...
Malgré un intérêt d'ensemble moyen, cet album est astucieusement porté par une production splendide, alliant la qualité sonore moderne avec un sympathique esprit vintage (Street Life est éblouissant de ce point de vue), ainsi que quelques reprises très fortes, jouées avec sincérité et entrain, comme Hangin' On The Telephone, Hellraiser (avec Justin Hawkins de The Darkness aux backing vocals) ou Don't Believe A Word. On tient donc un disque certainement meilleur que ce qu'aurait eu à nous proposer Def Leppard avec des chansons originales. Pour apprécier un minimum ce Yeah!, il faudra simplement faire abstraction du passé et ne pas trop prendre cette galette pour ce qu'elle n'est pas, c'est-à-dire un produit sérieux.

