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DEATH SS
The Seventh Seal (2006)
LINE UP :
Steve Sylvester (chant)
Emil Bandera (guitare)
Oleg Smirnoff (claviers)
Kaiser Sose (basse)
Anton Chaney (batterie)
Death SS - The Seventh Seal
CHANSONS QUI TUENT :
S.I.A.G.F.O.M.
The 7th Seal
CHRONIQUEUR :
Count D
(Juin 2006)
NOTE :
16 / 20

Death SS est de retour avec “The Seventh Seal”, pour son… pas la peine de compter les albums tellement il y en a, depuis tant de temps que ce groupe mythique fait parler de lui. Enregistré à Los Angeles, sous la direction du producteur Fabrizio V. Zee Grossi, cet album reprend les très bons éléments et la personnalité unique de ce groupe italien, plus ou moins seul à faire du rock metal horrifique ou du moins un de ses meilleurs représentants. Ici les éléments modernes, électroniques, rock, gothique, metal, atmosphériques et orchestraux se mélangent pour donner une bonne heure de titres solides, distincts, touchants, teintés pour chacun d’une volonté d’aller plus loin dans les recherches de mélodies et de l’expressivité de l’horreur dans un style qui ne lui rend pas la tâche facile.

Parfois agressif, parfois symphonique, parfois électrique, parfois déjanté, parfois dérangeant, parfois mignon, toutes les facettes musicales et expressives de Death SS se lâchent. Il n’y a plus qu’à se laisser faire. Death SS reste attaché aux valeurs anciennes, notamment au niveau du son et des constructions des morceaux, frôlant parfois Bon Jovi. Mais c’est cette approche sonore et expérimentale qui le rend si actuel. Tous les titres ne se valent pas (peut-être Absinthe), mais il est difficile de définir quels sont-ils, cela dépendant totalement de la sensibilité de l’auditeur. De toute façon, chaque titre est assez groovy pour attirer l’attention, et assez heavy pour que chacun (ayant un peu de connaissance du metal) se sente concerné (Another Life pour exemple). Certains sont plus metal comme S.I.A.G.F.O.M., non loin d’un old Black Sabbath. La musique de Death SS est encore plus fluide que par le passé, et menée par un balancement global qui permet des écoutes prolongées sans qu’aucun ennui ne se fasse sentir.

Niveau son, ce n’est vraiment pas mal non plus. Les guitares, qui ne sont pas le lot de tous les titres, sortent quand il le faut, et le chant sait se faire valoir lorsque les chorus sont poussés. Il se peut que certains aient du mal à associer les éléments nombreux que Death SS impose, allant de l’électro au hard rock, en passant par des riffs un tantinet contemporains (The Healer), mais tout ceci s’efface bientôt, compris dans un ensemble cohérent et construit. Si ce n’est pas la clé de voûte de la longue discographie de Death SS, c’est entre nostalgie, espoir, vivacité, mélodies et horreur que se place “The Seventh Seal”, loin des conventions mais si près de l’éthique originelle.

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