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Encore un retour fracassant qui ne déçoit pas! Death Angel avec The Art Of The Dying (cliquez pour lire la chronique) s'est parfaitement remis en selle et part à la bataille pour vanter les mérites du thrash à travers les continents! Mark Osegueda s'est entretenu avec La Terre Des Immortels, visiblement très fier de la dernière offrande de son groupe. Alors Death Angel est toujours bien vivant après ces quatorze années ???
Lordlatem : Lorsque vous avez donné le concert pour Chuck Billy, est-ce que vous saviez déjà que Death Angel allait sortir un nouvel album ?
Mark Osegueda (chant) : Pas du tout! Pour le show de Chuck Billy, nous étions même le dernier groupe à avoir confirmé. Nous ne pensions faire que ce concert mais la réaction du public a été tellement phénoménale qu'il fallait continuer à donner des concerts. De plus, nous nous sommes vraiment éclatés sur scène. Ensuite, les choses se sont enchaînées: nous avons eu des comptes-rendus de ce concert très flatteurs de la part de la presse puis le Dynamo Festival nous a appelé. Comme nous avions bien répété, nous pensions que jouer au Dynamo n'était pas une mauvaise idée. Les réactions là-bas ont été encore meilleures. Nous avons alors eu l'idée de faire un album live et de tourner pour en faire la promotion afin de remercier tout le monde. Les labels se sont rapidement montrés intéressés par notre reformation et lorsque nous nous sommes posés pour réfléchir nous avons décidé qu'il fallait sortir un nouvel album. Nous sommes passés en mode attaque (rires)!
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Lordlatem : Comme tu l'as dit, vous avez beaucoup tourné avant de sortir The Art Of Dying. Quelle différence vois-tu entre le public d'aujourd'hui et celui qui vous suivait dans les années 80 ?
Mark Osegueda : Mmmh. A l'époque le style était tellement novateur que la foule devenait littéralement démentielle. Elle était même violente parfois. Il n'était pas rare qu'un concert se finisse en bagarre générale. Aujourd'hui il y a toujours autant d'énergie mais elle est davantage concentrée dans les premiers rangs. Et on voit plus de visages souriants qu'avant (rires). Les gens viennent certainement plus pour apprécier la musique et passer un bon moment.
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Lordlatem : Dirais-tu qu'aujourd'hui Death Angel est plus soudé que jamais ?
Mark Osegueda : Clairement! Je ne pourrais pas être plus d'accord avec toi que sur ce point. Si tu venais nous voir sur scène, cela te sauterait encore plus à la figure. Nous sommes devenus un monstre de scène et nous sommes plus pros et plus soudés que nous ne l'avons jamais été. Nul doute que c'est sur scène que nous sommes les meilleurs. Nous nous sommes améliorés en tant que musiciens aussi. Le groupe est donc nettement plus fort qu'avant, à tous les niveaux.
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Lordlatem : Parlons un peu de votre nouvel album, The Art Of Dying qui sort cette longue absence. Quelles sont vos ambitions pour cet album ?
Mark Osegueda : Nous voulons simplement prouver aux gens que nous sommes de retour pour de bon. Nous voulons tourner et jouer ces chansons sur scène. Nous avons bosser comme des tarés sur The Art Of Dying et nous allons faire de même sur le prochain disque pour qu'un maximum de personnes se retrouvent dans notre musique.
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Lordlatem : Quelles sont les significations du titre de l'album et sa pochette pour le moins étranges ?
Mark Osegueda : Le titre est une métaphore. Tout le monde sait que quoiqu'il arrive, à la fin de la vie il y a la mort. C'est inévitable. Pour moi, l'art de mourir est un petit peu l'art de vivre. Il faut mener du mieux possible sa vie en se battant et en ne se laissant pas abattre par les événements extérieurs pour avoir une bonne mort après avoir connu une belle vie. Quant à la pochette, elle symbolise simplement la violence. La représentation des lions avalant le serpent renvoie aux côtés primitifs et agressifs de notre musique. Pas de compromis, violent et direct: Death Angel (rires)!
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Lordlatem : Dans quel état d'esprit est Death Angel actuellement ?
Mark Osegueda : Nous sommes très excités. Après la longue et presque interminable tournée il fallait que l'on éjecte notre énergie d'une certaine façon. C'est précisément ce que nous avons fait en écrivant des nouveaux titres. Nous avons même composé en tournée. Nous sommes extrêmement impatients de voir la réaction des gens par rapport à The Art Of Dying car il faut quand même garder à l'esprit que nous avons quatorze années à rattraper!!!
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Lordlatem : Comment compose le groupe ? Jammez-vous beaucoup pour trouver de nouvelles idées ?
Mark Osegueda : Ca se passe différemment pour chaque morceau. Il n'y a pas de règle définie en matière de processus de composition. Généralement les chansons partent d'un riff trouvé par Rob Cavestany ou moi même. Par la suite j'écris les paroles et les lignes de chant. Mais dans d'autres cas, Rob fait tout de A à Z. Andy Galeon écrit des paroles parfois également. En tout cas, nous jammons beaucoup ce qui permet de bien construire nos idées. Le groupe est plus démocratique que jamais car nous respectons davantage les idées de chacun depuis que nous avons pris part à différents projets entre les deux derniers albums de Death Angel.
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Lordlatem : Tous ces projets ont-ils eu une quelconque influence sur la façon dont vous vouliez faire sonner The Art Of Dying ?
Mark Osegueda : Absolument! Nous voulions que l'album ne dépareille pas à côté des trois autres. Nous avons adopté une démarche sincère envers notre musique en faisant ce que nous aimons vraiment. The Art Of Dying est un bon mélange des trois albums et montre nos progrès en tant que musiciens. Nous avons beaucoup réécouté les groupes qui nous influencaient lors des premiers années d'existence de Death Angel: les vieux Iron Maiden, Scorpions, Motörhead, Discharge, GBH, Metallica etc. Et puis nous avons énormément écouté nos propres albums aussi (rires).
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Lordlatem : Qu'as-tu pensé des trois albums de Death Angel en les réécoutant ?
Mark Osegueda : Je les aime tous! Ultraviolence est sans doute celui qui montre le mieux l'essence du thrash! Il faudrait le faire écouter à quelqu'un qui vient d'une autre planète et qui ignore tout du thrash. Il comprendrait tout! Frolic Through The Park élargit notre spectre d'influences, pas toujours de manière très réussie. Arrivés à Act III, nous avons trouvé notre propre créneau. C'est sans conteste l'album le plus fluide des trois.
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Lordlatem : De quoi traitent les textes de The Art Of Dying ?
Mark Osegueda : Déjà le titre a été choisi car nous aimons la puissance qu'il dégage. Les textes gravitent autour du thème de la vie (rires). Souvent ils traitent d'événements personnels. Par exemple, il y en a qui portent sur la frustration, la réjouissance, la perte d'un proche etc. Nous laissons toujours les paroles assez vagues pour que l'auditeur arrive à se forger sa propre définition par rapport aux sentiments qu'il éprouve en écoutant les chansons.
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Lordlatem : Depuis 1990, est-ce que ta conception de l'écriture musicale a changé ?
Mark Osegueda : C'est difficile à dire... Je ne pourrais pas te dire avec certitude "c'est plus rock", par exemple. Nous sommes certainement plus raffinés et plus intenses. Thrown To The Wolves, l'ouvreur de l'album, est le titre le plus proche de nos anciens albums. D'autres sont plus punk ou hardcore. Il y a même une chanson acoustique. Nous oscillons pas mal finalement!
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Lordlatem : As-tu des nouvelles concernant les rééditions des deux premiers albums de Death Angel ?
Mark Osegueda : Ils vont sortir même si je ne suis pas certain qu'ils soient distribués en Europe. Sur les versions américaines en tout cas il y aura trois bonus tracks sur chaque album. Sur Ultraviolence, vous retrouverez les pistes de notre démo, Kill As One. Sur Frolic Through The Park, ce sont des chansons écrites juste avant que l'album ne sorte et qui n'ont pas été retenues pour le tracklisting final. Par ailleurs, il y aura un disque de raretés et de b-sides qui va sortir. Pour le fan absolu il y aura le coffret de ces trois disques avec un DVD bonus de trente minutes qui comporte nos trois clips et des interviews. Il y a de bons jams sur ces disques qui devraient plaire aux gros fans de Death Angel.
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Lordlatem : As-tu un dernier mot à rajouter pour les lecteurs de La Terre Des Immortels ?
Mark Osegueda : Merci à tous ceux qui nous ont soutenu. Désolé de vous avoir fait attendre quatorze ans pour The Art Of Dying mais je vous promets que vous n'aurez plus jamais à attendre quatorze ans pour un nouvel album de Death Angel.
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(interview réalisée le
17 Mars 2004 par -the lord)