| DEAD POETIC VICES (2006) |
LINE UP : Zach Miles (guitare) Brandon Rike (chant) Dusty Redmon (guitare) Jesse Sprinkle (batterie) John Brehm (basse) |
|
| CHANSONS
QUI TUENT : Crashing Down |
CHRONIQUEUR : Daphné (Décembre 2006) |
NOTE : 09 / 20 |
Je sais que c’est copyrighté Cosmic Camel Clash, peu importe, je lui emprunte ses termes : rien de pire à chroniquer que l’album ni bon, ni mauvais mais dont on n’a rien à dire. Vices entre parfaitement dans la définition : c’est du post-rock formaté, point.
Aucune originalité, aucune personnalité, aucune virtuosité : splendide résumé de la chose, qui se trouve être une n-ième galette de sous-sous-Pearl Jam, et de sous-Creed (comme quoi, c’est possible). Tout a déjà été entendu un milliard de fois, aucun son n’est inédit, aucun accord plus haut que l’autre, aucune fantaisie, en gros on s’ennuie passablement à écouter ce qui rentre dans une oreille et ressort par l’autre sans altérer le cerveau qui se trouve (parfois) entre les deux. Ce qui n’est pas un mal puisque les textes sont bateau malgré leur tendance sombre, mais incroyablement niaise.
Ne soyons pas si vache. Un peu de heavy, un peu de metal, de la pop, bon, c’est du post-rock, ok, c’est formaté, ok c’est insipide, mais il y a pire. Le chant mélodieux, un peu féminin, rappelant Muse, aide à sauver les meubles. Rien d’extraordinaire, qu’on se le dise, mais c’est là le seul talent notable du groupe. Ensuite, la production est adaptée, la composition propre, les morceaux basiques mais pas insupportables. Pas de défaut particulier mais pas de qualité exceptionnelle, tout rentre dans le cahier des charges, sans se fouler. C’est d’une platitude sans nom, c’est tout. Pour un album qui s’appelle « Vices », c’est l’arnaque.

