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DARKMOON
Of Bitterness And Hate (2005)
 
 

 
 
 

LINE UP :
Matthias (chant)
Pascal (basse)
Gianrichy (guitare)
Patric (batterie)
Christian (guitare)
 
 

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CHANSONS QUI TUENT :
Drowing
The Beast
Evil Goddess Of The Night

CHRONIQUEUR :
Count D
(Octobre 2005)
 

NOTE :
11 / 20
 
 
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Voici la quatrième réalisation de Darkmoon, après quelques essais plutôt convaincants. Il faut reconnaître l’évolution apportée par « Of Bitterness And Hate », dans un registre bien plus death mélodique que le black/death, créneau jusqu’alors habituel du groupe suisse. Certains apprécieront ce changement d’orientation, ou plutôt cette affirmation mélodique et death/thrash emprunté par Darkmoon. D’autres, comme moi certainement, resteront assez amers parce que nostalgiques d’une époque à laquelle Darkmoon savait se montrer virulent. En 2000 le groupe marquait les esprits avec « Remains », aux compositions écorchées et très black metal. « Black Domain », sorti trois ans plus tard, montrait déjà un Darkmoon plus ouvert, mais encore très virulent. On pouvait alors sentir la nouvelle personnalité du groupe notamment via un chant plus death, approchant celui d’aujourd’hui.

« Of Bitterness And Hate » met un accent certain sur des compositions plus posées, plus maîtrisées, avec une recherche approfondie des mélodies. Très peu sont les occasions avec ce nouveau travail de se laisser immerger sous les blasts. C’est dans des structures très mélodiques, assez sombres (on a quand même fait plus), et dans ce mid tempo ambiant que Darkmoon officie. Seul The Beast échappe à cette règle avec une rapidité soutenue, des riffs tour à tour thrashy et plus extrême. Le chant aussi se veut plus direct et sauvage. Les shouts de voix et le riffs principal sont en tout point excellent. On Her Grave essaie aussi de soutenir le rythme, mais avec moins de prégnance cependant. C’est Evil Godess Of The Night qu’il faut alors attendre, dernier titre de l’album, pour sentir toute la force de Darkmoon s’échapper. Le feeling très dark metal se fait sentir dans ces derniers titres cités, avec comme pour envoler les compos, des interventions réussies de leads de guitare. L’échappée de violence au milieu de ce dernier titre laisse présager que le groupe possède encore une âme extrême non enfouie à tout jamais. A parier que sur scène, ces titres font le bonheur des plus grands.

Mais alors, pourquoi ont-ils perdu leurs cojones sur les autres titres? Si l’intro de l’album sonne comme une entrée en enfer, le reste des autres titres, autres que ceux cités précédemment, semblent démunis d’âme, basés sur de sempiternels riffs de guitares qui se suivent et se ressemblent. Il reste vrai que The Cell conserve des chorus très cohérents et assez gras, et que The Fallen One est un titre très vivant et très catchy, avec son intro acoustique et son pont acoustique tout aussi sympa. Mais on s’assoira vite sur des titres trop classiques, limite pompeux, comme Damned et Dust in My Eyes. Rythmiquement, il reste Drownig, titre complètement barré dans lequel la basse joue son importance. Les changements de tempo sont aussi très appréciables, et l’ensemble parvient plus que les autres titres à mener un concept et à véhiculer des images. Ce titre repose d’ailleurs sur le sentiment de perte de vie. (Oh mais que vois-je, ce titre est repris de leur ancien « Black Domain »?!).

Je persiste à dire que Darkmoon s’apprécie plus dans un registre extrême que dans une crème de death mélodique. L’essai vaut le coup, bien sûr, parce que ce n’est pas de toute horreur, mais l’hétérogénéité nette des titres et l’inégale qualité de ceux-ci prouvent que Darkmoon ne doit pas abandonner sa sauvagerie. A aucun prix.

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