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Line-Up :

Enrik García (guitare)

Alfred Romero (chant)

Anan Kaddouri (basse)

 Jose Garrido (guitare)

Andy C. (batterie)

   

 

Dark Moor - Dark Moor (2003)

 

Chansons Qui Tuent :

The Ghost Sword

 

 

 

   

 

    

 

 

Depuis le précédent album de Dark Moor il s'est passée le phénomène Angra: trois membres (Elisa, Albert Maroto et Jorge Saez) ont levé l'ancre et ont laissé Enrik García et Anan Kaddouri continuer l'aventure avec de nouvelles recrues. Si Enrik García est toujours le maître des compositions, on remarquera vite que le chant féminin a disparu puisque la ténébreuse Elisa a été remplacée par un homme, en la personne du non moins ténébreux Alfred Romero. L'échange, en terme d'interprétation, est gagnant mais les compositions restent toujours, pour la majorité, aussi banales. Et puisque Dark Moor est le quatrième album des Espagnols, on voit mal pourquoi cela changerait à l'avenir.

Le côté symphonique est de plus en plus présent chez Dark Moor. Ce n'est pas une mauvaise chose en soi mais les arrangements sont vraiment simplistes comme en témoignent les quasi pitoyables parties instrumentales de Eternity. Les riffs sont bateaux (The Bane Of Daninsky, Philip The Second) et les lignes vocales jamais très recherchées bien qu'Alfred Romero donne tout ce qu'il a pour donner un peu de vigeur à l'ensemble. L'interprétation des parties instrumentales sont en net progrès par rapport aux albums précédents mais elles restent inefficaces du point de vue lyrique. Les arrangements "Hollywood metal" (cordes, choeurs), peu convaincants, allourdissent énormément une musique qui devrait selon toute évidence être plus directe comme on la trouve sur Return For Love. Seul le refrain de Wind Like Stroke sort grandi de ce traitement hollywoodien.

Les coups d'éclat sont bien rares sur Dark Moor. Les riffs d'ouverture de From Hell et de The Ghost Sword sont réussis mais la suite retombe à chaque fois dans une trop grande banalité... A vouloir tout composer seul, Enrik García ne prend apparemment pas assez de recul vis à vis de ses morceaux et ne semble rien remettre en cause. Cela est bien dommage car un titre comme The Ghost Sword ne manque pas de qualités: puissance, bonne paire riff/solo et refrain accrcoheur mais la sauce ne prend pas. C'est sans doute ce qui différencie les très grands groupes des autres; cette touche de génie que ne possède de toute évidence pas Dark Moor. Le chant sur Cyrano Of Bergerac rappelle énormément Angra mais encore une fois, les choeurs gâchent tout le plaisir.

Enfin, rappellons que Dark Moor a su imposer de bonnes ballades par le passé. Qu'en est il sur cet album? Et bien il n'y en a pas!!!  Mais il y a néanmoins deux interludes classiques assez inégaux et surtout une chanson, The Dark Moor, à mi chemin entre du Walt Disney et du Danny Elfman; c'est très décousu mais assez plaisant! La musique et les arrangements, tous deux très bons, contrastent avec le chant demeurant très pauvre... Enfin les deux derniers morceaux sont sans doute les meilleurs du disque et matérialisent un certain espoir pour un cinquième album meilleur. On se console comme on peut.

 

09/20

 

-the lord (Novembre 2003)

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