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D-A-D - Live au Trabendo (Paris) 1er octobre 2006 par Che-Ro-Kee |
![]() photo : Jean-Pierre Vacher |
C’est peu dire que ce retour des Danois dans la capitale après onze ans d’éclipse était escompté, du moins par leurs deux cent cinquante fans hardcore, tous présents ou peu s’en faut. Alors OK dit comme ça, deux cent cinquante personnes pour un come back, ça ne semble pas peser bien lourd. Maybe baby, mais reste qu’à l’applaudimètre et à l’hurlomètre, D-A-D réussissait à soulever la salle plus sûrement que d’aucuns dans un Zénith bien garni…Sans compter le ratio fans présents/ nombre de T-shirts vendus : sûrement l’un des plus mémorables pillages de merchandising vu depuis belle lurette. En même temps pour une fois que le stand du merch ne signifiait pas la mort du treizième mois, on en a profité !
Et côté musique, on en a même doublement profité puisque cette date clôturait la mini tournée européenne de D-A-D. Et qui dit ultime date dit groupe serein, au bord des vacances et prêt à tout donner. Ce qui s’est traduit par une belle débauche d’énergie : si Laust le benjamin est impérial à la batterie et si les frères Binzer et leur look d’anciens mannequins assurent chant et guitare avec classe, le déchaîné bassiste Stig reste l’acmé visuel du groupe avec son torse d’abonné au Gymnase Club et ses basses plus loufoques les unes que les autres (dont sa jolie repro d’une fusée). La set list alterne oldies culte à la Riding With Sue, tubes de la grande époque No Fuel Left/ Riskin’ It All, quatre titres du dernier et probant Scare Yourself ainsi que trois extraits d’Everything Glows et un de Soft Dogs, albums jamais sortis ici, ce qui n’empêchera nullement le public de les brâmer à pleins poumons. Jacob, le gratteux discret mais ultra carré se lâchera en descendant dans le public pour soloiser de plus belle durant l’immarcescible Sleeping My Day Away, décliné en version longue et bluesy.
Puis vinrent les rappels, le grand moment... Pas moins de quatre retours qui verront un D-A-D de plus en plus décontracté tenter l’option acoustique sur le gracieux Laugh ’n A ½ avant que tout le monde ne se défoule sur Jihad et l’inattendu -quoiqu’espéré- I Won’t Cut My Hair, profession de foi de tout metalhead qui se respecte, même s’ils étaient beaucoup dans le public à l’avoir trahie… Comme sur scène en fait car à part Jesper qui fait ce qu’il veut avec ses cheveux et ses rouflaquettes de bad boy 1900, les autres sont plutôt glabres. Au final un grand et long moment (1H50) qui nous a réconcilié avec les concerts du dimanche soir. A défaut de film du même nom maintenant que les séries envahissent tout…
Setlist :
Lawrence Of Suburbia
Road Below Me
Girl Nation
Scare Yourself
Riding With Sue
Soft Dogs
Reconstrucdead
Little Addict
Everything Glows
Evil Twin
Sleeping My Day Away
Bad Crazyness
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Overmuch
Camping In Scandinavia
Laugh ’n’ A ½
It’s After Dark
Jihad
I Won’t Cut My Hair


