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CIRCUS MAXIMUS
The 1st Chapter (2005)
 

 
 
 

LINE UP :
Michael Eriksen (chant+guitare)
Mats Haugen (guitare)
Glen Mollen (basse)
Espen Storo (claviers)
Truls Haugen (batterie)
 

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CHANSONS QUI TUENT :
Sin
 
 

CHRONIQUEUR :
-the lord
(Mai 2005)
 

NOTE :
10 / 20
 
 
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Le metal progressif norvégien. Voilà un sujet de dissertation sur lequel il serait bien difficile de broder des pages et des pages durant tant la Norvège n'est pas spécialement connue pour ses représentants de ce courant. Circus Maxiumus tente de rectifier le tir en capatilisant sur l'expérience que ses membres ont pu obtenir en jouant dans d'autres combos de hard rock (Carnivora) ou de death metal (Insense). En misant sur du progressif et en étant attiré par de nombreux styles différents, Circus Maximus m'avait déjà intéressé; avant même d'avoir entendu la moindre note de leurs chansons...

Le premier titre de ce premier album, Sin, m'a d'ailleurs rapidement rassuré quant à leur potentiel. Mélange de metal prog pour les sonorités et de hard rock pour les mélodies vocales très chantantes, il montre un groupe sachant à la merveille allier efficacité et technicité. Michael Eriksen est particulièrement en évidence sur le refrain, accrocheur à souhait, un peu à la manière des anciens albums de Symphony X. Mais au-delà de cette entame réussie, le disque va en se dégrandant. Mis à part l'épique Glory Of The Empire qui renferme de bonnes parties de claviers et de chant (exception faite de l'horrible chorale à la Hammerfall), l'album va de déception en déception...

Oh, pas techniquement: les cinq musiciens maîtrisent leur affaire bien mieux que la moyenne. Ils aiment d'ailleurs le prouver sur de longs passages instrumentaux voire des plages entières telles que Biosfear. Même la production assurée par le groupe (mix de Tommy Hansen) est largement plus que correcte. Mais, bon dieu, Circus Maximus fait partie des groupes les moins originaux que je connaisse! Dès qu'ils font dans le heavy on crorait entendre des chutes de studio de la période Awake de Dream Theater: la seconde partie de Biosfear pourrait vous faire chuter lamentablement en blind test. Quand le groupe lève le pied, il se rapproche davantage des passages atmosphériques de Symphony X, période Twilight In Olympus. Difficile de se démarquer des autres formations de metal progressif en prenant pour référence les deux groupes les plus emblématiques de ce mouvement. Et comme on ne retrouve pas la qualité brute de pomme entrevue sur l'excellent Sin, il ne nous reste que nos yeux pour pleurer.

Les influences death et hard rock que l'on pouvait espérer entendre sur The 1st Chapter ne resteront donc que des souhaits respectivement pas du tout et peu exhaussés. Circus Maximus est donc victime comme beaucoup avant lui du syndrome GTMPTI (Groupe Technique Mais Pas Très Inspiré). Heureusement tout de même que les intros des morceaux soient souvent calmes et posées (un seul dérapage à noter sur celle, moisie, de The 1st Chapter) pour laisser aérer des compositions qui jouent à la course au stéréotype et à l'inertie créative. A vous de voir ce que vous privilégiez à l'écoute d'un album mais il y a de fortes chances que Circus Maximus vous déçoive.

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