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Le metal progressif
norvégien. Voilà un sujet de dissertation sur lequel il serait
bien difficile de broder des pages et des pages durant tant la
Norvège n'est pas spécialement connue pour ses représentants de ce
courant. Circus Maxiumus tente de rectifier le tir en capatilisant
sur l'expérience que ses membres ont pu obtenir en jouant dans
d'autres combos de hard rock (Carnivora) ou de death metal
(Insense). En misant sur du progressif et en étant attiré par de
nombreux styles différents, Circus Maximus m'avait déjà
intéressé; avant même d'avoir entendu la moindre note de leurs
chansons...
Le premier titre de ce premier album, Sin, m'a d'ailleurs rapidement
rassuré quant à leur potentiel. Mélange de metal prog pour les
sonorités et de hard rock pour les mélodies vocales très
chantantes, il montre un groupe sachant à la merveille allier
efficacité et technicité. Michael Eriksen est particulièrement en
évidence sur le refrain, accrocheur à souhait, un peu à la
manière des anciens albums de Symphony X. Mais au-delà de cette
entame réussie, le disque va en se dégrandant. Mis à part
l'épique Glory Of The Empire qui renferme de bonnes parties de
claviers et de chant (exception faite de l'horrible chorale à la Hammerfall),
l'album va de déception en déception...
Oh, pas
techniquement: les cinq musiciens maîtrisent leur affaire bien
mieux que la moyenne. Ils aiment d'ailleurs le prouver sur de longs
passages instrumentaux voire des plages entières telles que
Biosfear. Même la production assurée par le groupe (mix de Tommy
Hansen) est largement plus que correcte. Mais, bon dieu, Circus Maximus fait
partie des groupes les moins originaux que je connaisse! Dès qu'ils
font dans le heavy on crorait entendre des chutes de studio de la
période Awake de Dream Theater: la seconde partie de Biosfear
pourrait vous faire chuter lamentablement en blind test. Quand le groupe lève le
pied, il se rapproche davantage des passages atmosphériques de
Symphony X, période Twilight In Olympus. Difficile de se démarquer des autres formations de
metal progressif en prenant pour référence les deux groupes les
plus emblématiques de ce mouvement. Et comme on ne retrouve pas la
qualité brute de pomme entrevue sur l'excellent Sin, il ne nous
reste que nos yeux pour
pleurer.
Les influences death et hard rock que l'on pouvait espérer
entendre sur The 1st Chapter ne resteront donc que des souhaits
respectivement pas du tout et peu exhaussés. Circus Maximus est
donc victime comme beaucoup avant lui du syndrome GTMPTI (Groupe
Technique Mais Pas Très Inspiré). Heureusement tout de même que les
intros des morceaux soient souvent calmes et posées (un seul
dérapage à noter sur celle, moisie, de The 1st Chapter) pour laisser aérer des compositions
qui jouent à la course au stéréotype et à l'inertie créative. A
vous de voir ce que vous privilégiez à l'écoute d'un album mais
il y a de fortes chances que Circus Maximus vous déçoive.
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