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CHROME DIVISION Doomsday Rock 'n Roll (2006) |
LINE UP : Shagrath (guitare) Luna (basse) Eddie Guz (chant) Ricky Black (guitare) Tony White (batterie) |
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CHANSONS QUI TUENT : Trouble With The Law When The Shits Hits... 1st Regiment |
CHRONIQUEUR : Count D (Août 2006) |
NOTE : 13 / 20 |
A chacun son plaisir. Dans le milieu du metal, certains se créent des projets parallèles pour se changer les idées ou explorer de nouveaux horizons musicaux, et d’autres le font pour se retrouver dans un style qui les a bercé depuis la tendre enfance. Et c’est le cas de Shagrath, chanteur de Dimmu Borgir, ici à la guitare, qui rassemble autour de lui une bonne tripotée d’amis autour d’un sérieux délire rock’n roll, sale, motorisé et huilé. Du biker rock comme celui de la légende vivante Lemmy Kilmister. Dans cette aventure appelée Chrome Division participent aussi Luna de Ashes To Ashes, Eddie Guz de The Carburetors, Tony White de Minas Tirith, et Ricky Black.
On savait le Shagrath attaché à cette époque musicale et c’est avec un sourire de bienséance que l’on écoute ce travail, au feeling rock conservé dans la glace. Le chant graveleux et alcoolisé accompagne parfaitement les riffs purement made in tradition. Les soli sont courts et groovy, les titres calibrés pour que les refrains retentissent souvent et les rythmiques presque un hommage au rock, un peu comme un patchwork des bonnes époques de ce style. Et au-delà de ces riffs complètement rock, les paroles ainsi que le feeling global sent très fort. Aucun doute, ces norvégiens ne se forcent pas et c’est pour cela que l’on ne taxera pas ce « Doomsday Rock’n Roll » de plagiat ou de bêtise musicale. Alors il n’y a plus qu’à se souvenir de l’époque avec des titres comme le connoté Harley Davidson Trouble With The Law, les très dynamiques et envolés Beath Easy et When The Shits Hits The Fan, et total rock et rythmique The Angel Falls. 1st Regiment parle aux plus heavy d’entre nous, avec ses riffs plus détachés et sa rythmique martiale. Le libellé parle de lui-même.
Malgré tout cela, ce qui pèche dans ce « Doomsday Rock ’n Roll », c’est la relative homogénéité des titres et des idées. Les riffs sont souvent prévisibles et rien ne vient vraiment surprendre. Donc au bout de trois quarts d’heure, on a plus ou moins tout mélangé, un peu comme si l’on avait entendu un seul titre depuis le départ. Rien de bien grave au final. Je ne pense pas que le groupe ait souhaité surprendre ne serait-ce qu’un instant son auditoire, sinon lui rappeler les bonnes vieilles racines du rock/metal/biker à la Motörhead. Et si l’on observe bien, la pochette en noir et blanc est bien plus qu’un clin d’œil au maître, c’est un hommage… Voilà donc un album qui change, qui fait sourire et qui s’écoute facilement. C’est déjà pas mal.

