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Auréolé d'un album
assez différent de leurs précédentes réalisations, Children Of Bodom est
aujourd'hui en pleine
phase de conquête. Plusieurs dates en France dont une à Paris dans
une Elysée Montmartre pleine pourront confirmer. N'ayant pas
spécialement envie d'endurer la torture du set d'Ektomorf
("you make da holy noise, this is da holy noise"), je préfère faire l'impasse
sur les premières parties. Le devoir de journaliste se rappellant
à moi, j'ai tout de même interrogé quelques fans qui ont tous
été d'accord pour dire que One Man Army malgré un son assez
mauvais a livré une bonne prestation alors qu'Ektomorf a lassé
tout le monde au bout du troisième titre plagié à
Sepultura/Soulfly. Une autre remarque revenait souvent aussi:
"de toute façon, on s'en fout, on est venus pour Children Of
Bodom". Bon, et bien on est d'accord...
Premier point très positif: la scène.
En plein centre de celle-ci se trouve une carcasse de bagnole
surplombée par trois panneaux lumineux avec chacun une initiale du
nom du groupe. Effet garanti. D'autant plus que le groupe s'en sert
très bien, alternant les ambiances de stade (panneaux lumineux)
avec une atmosphère plus intime et décontractée lorsque Laiho
vient jouer ses soli sur le toit de l'épave. Pas de doute, Children
Of Bodom sait s'approprier une scène et donner envie au public de
se lâcher. Un peu trop d'ailleurs... Les teenagers rebelles
complètement saouls avec une seule 1664 (coupée avec de l'eau) ont rendu
la vie dure à quiconque voulait s'aventurer dans les premiers
rangs.
Le son fut loin d'être parfait mais n'a tout de même
pas dénaturer les chansons festives et rapides des Finlandais. On
reprochera surtout le sous-mixage de Roope et le chant difficilement
audible. Musicalement, bien que de nombreux pains auront été
effectués dans les soli tout ce beau monde impressionne par la
facilité de l'éxécution et la qualité des classiques (Angels
Don't Kill,
Bodom After Midnight/Bodom Beach Terror, Downfall etc). Dommage tout
de même de couper totalement le rythme jusqu'alors effréné avec
un solo de batterie inutile et un duel guitare/claviers guère plus
intéressant. Au final, on aura obtenu ce que l'on était venu
chercher: une soirée pas prise de tête confirmant le renouveau
d'un des nombreux poulains de l'écurie Spinefarm.
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