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CARNIVAL IN COAL
1er juin 2005 
  
JOURNALISTE :
Cosmic Camel Clash
  
INTERVIEW AVEC:
Axel Wursthorn et Arno Strobl
Instrumentaliste et Chanteur
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Les musiciens de Carnival In Coal sont le Bien. Arno Strobl et Axel Wursthorn sont deux gars hilarants, hyper disponibles et fondamentalement gentils. L'interview ayant de plus eu lieu au Black Dog, pub métal parisien fort agréable et rempli de donzelles affriolantes, je vous laisse imaginer la joie de votre serviteur. L'interview, portant évidemment sur le petit dernier des Français, Collection Prestige (cliquez pour lire la chronique), ne devait avoir lieu qu'avec Axel, mais Arno n'a pas hésité à m'offrir vingt minutes de rab en tête à tête non prévues pour mes questions le concernant. Cette interview est donc montée, les deux entretiens ayant eu lieu à quelques minutes d'intervalle.

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Cosmic Camel Clash : C'est la première interview de Carnival In Coal pour le site… J'ai donc marqué comme première question "retour histoire groupe blablabla". A toi.

Axel Wursthorn (instruments) : (ton narratif) Nous commençâmes il y a bien longtemps... Bon, Arno et moi nous nous connaissons depuis 1989, ça fait seize ans que nous faisons de la musique ensemble. C'est une grande histoire d'amitié donc, d'amour aussi d'ailleurs mais je n'irai pas plus loin... Nous avons fait quelques groupes dans la veine Faith No More, Prong, ce qui se faisait à l'époque dans le genre fusion. En 1995 Arno est venu avec l'idée de faire un side-project qui s'appellerait Carnival In Coal et qui serait une musique impossible à faire sur scène, en ne se fixant aucune limite. "Carnaval dans le charbon" oppose le côté festif voire sensuel du carnaval au charbon, la mine, le noir, l'amiante, etc... Au départ l'idée était de lier deux styles n'ayant rien à faire ensemble, le black-metal et la disco, ce qui n'avait jamais fait à l'époque.

Nous nous sommes dits "si ça fait rigoler nos copains ce sera déjà ça de gagné". De fil en aiguille nous avons fait de plus en de morceaux qui ont intéressé de plus en plus de monde, dont un label. Ils ont sorti notre première démo Shranik, qui a fait le tour des fanzines et généré un petit buzz, et un label parisien (War On Majors) a sorti Vivalavida. L'album s'est très bien vendu, et nous ne nous attendions pas à ça du tout! Nous faisions uniquement ce que nous avions en tête et soudain, les gens ont aimé, ça a été un peu déstabilisant! Puis ça a été interviews, gnagnagna... Ce qui est marrant c'est que nous avons obtenu avec ce groupe-là ce que nous n'avions jamais pu obtenir avec nos groupes précédents qui étaient beaucoup plus "commerciaux". Hard-Rock magazine en particulier a mis le paquet, ainsi que Metallian. Nous avons enchaîné très vite avec French Cancan et Fear Not.

Cosmic Camel Clash : Sur votre site web le long délai entre Fear Not et Collection Prestige est justifié par "le besoin de laisser respirer le processus créatif"... C'est fort joliment dit...

Axel Wursthorn : C'est joli hein? Superbe formule d'Arno... Nous avions enchaîné trois albums très rapidement, c'était un peu gavant à force. Il fallait que nous arrêtions un peu, que nous fassions d'autres expériences pour pouvoir ensuite nous réunir plus amoureux que jamais. Entre temps notre label a fermé ses portes, donc il a fallu rechercher un nouveau label.

Arno Strobl (chant) : Ça faisait douze ans qu'Axel et moi ne nous étions pas lâchés d'une semelle et que nous faisions de la musique ensemble, donc il fallait qu'on souffle. Nous ne voulions pas non plus que Carnival devienne une parodie de Carnival et se mette à tourner en rond. Ce qui peut arriver de pire à un groupe décalé comme Carnival In Coal, c'est de devenir prévisible.

Cosmic Camel Clash : Pour ce qui a été de chercher un nouveau label, vous ne vous en êtes pas trop mal sortis (ndCCC: le groupe est signé sur le prestigieux label à dominante extrême Earache)!

Axel Wursthorn : Ce sont eux qui sont venus nous chercher! Un matin j'ai reçu un mail d'un type qui disait "alors, qu'est-ce que vous devenez?". Je réponds que nous cherchons un nouveau label, et le lendemain il me répond qu'il bosse pour Elitist, sous-division d'Earache et qu'il veut nous signer. J'ai passé pas mal de temps à chercher quel pote était en train de me faire tourner en bourrique, je n'y croyais pas! En fait le type nous suivait depuis nos débuts, et il nous a dit clairement qu'il nous voulait pour plusieurs albums. J'en ai laissé tomber ma tasse de lait. D'où Collection Prestige qui arrive le 27 juin dans les bacs. C'est un peu un conte de fées!

Cosmic Camel Clash : L'album, comme les autres, a été enregistré et produit par toi dans ton studio Walnut Groove. Est-ce que le fait d'être signés chez Earache a changé vraiment quelque chose au niveau du processus d'enregistrement, des moyens ou de l'artwork?

Axel Wursthorn : Pas vraiment. Il y a eu plus de moyens, mais dus au fait que mon studio (c'est mon métier) s'est agrandi pendant ces quatre ans indépendamment de ça. J'ai récemment produit Wormfood dont l'album sort en Octobre, ainsi qu'Ashura... Enfin, tout ça pour dire que nous avons fait cet album exactement comme les précédents, si ce n'est que nous avons pris plus de temps car nous voulions sortir du son un peu synthétique de Fear Not...

Cosmic Camel Clash : … Album sur lequel Arno et toi aviez travaillé séparément.

Axel Wursthorn : Oui, ça a été une période un peu difficile... Arno avait beaucoup de travail et moi aussi, nous n'avons pas vraiment eu le temps de nous retrouver. Nous nous sommes envoyés les morceaux et nous avons travaillé dans notre coin. Pour Collection Prestige nous avons vraiment travaillé en symbiose, comme pour Vivalavida: nous voulions retrouver la complicité propre à cet album, et le résultat est là. C'est vraiment un album qui nous plaît à tous les deux, il correspond à ce que nous avions tous les deux en tête.

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Cosmic Camel Clash : Arno m'a dit être l'élément le plus metal du groupe. Doit-on en conclure que tu en es l'élément le plus disco/funk?

Axel Wursthorn : Pas forcément, car Arno est un gros fan de disco. En fait c'est plus dans nos goûts musicaux que ça se joue: j'écoute énormément de jazz, de pop, de groove... Arno est resté plus métal. J'en écoute moins, ce qui est dommage car des trucs vraiment incroyables sortent en ce moment comme Queens Of The Stone Age et surtout The Mars Volta que je suis depuis pas mal de temps. Arno est resté très fan de la scène extrême. En tout cas il y a des groupes chez Elitist qui nous plaisent beaucoup, comme Frantic Bleep. Ce label présente des groupes vraiment intéressants... J'ai aussi aimé Wolverine. Je suis resté un grand fan des groupes signés par Earache dans les années 80/90, Carcass, Morbid Angel et compagnie, les groupes qui faisaient peur à l'époque! Pour moi ces groupes ont tout dit!

Cosmic Camel Clash : Arno, en combien de fois enregistres-tu une chanson? Tu combines un nombre étourdissant de registres...

Arno Strobl : Exactement, et je fais une prise par registre au moins. J'enregistre le chant black, puis le chant death, puis le chant clair... une chanson de CinC ne requiert jamais moins de deux prises, et ça peut aller jusqu'à vingt! Sur le refrain de la chanson D.O.A on entend une grosse nappe que beaucoup de gens prennent pour du synthé alors qu'il s'agit de douze voix superposées qui font "aaaaaahhhhh". Il n'y a pas de limites en fait, tout dépend du morceau et de ce qu'il réclame. Pour les intermèdes parlés il s'agit souvent de moi, à part quelques samples et Axel qui fait si bien cette voix de présentateur de réclame des années 50 (ndCCC: "langue de chien, langue de médecin!" ou "Cadillac 1958, le sommet en matière de voiture automobile!").

Cosmic Camel Clash : Parlons du titre "Right Click, Save As..." qui traite du téléchargement. Pourrais-tu reformuler la position du groupe par rapport à ce phénomène? Les deux dernières lignes du texte reprennent un argument souvent avancé par les anti-téléchargements, à savoir que si tu voles un bout de pain tu te feras arrêter, donc que pour la musique c'est idem.

Arno Strobl : Nous ne sommes pas du tout contre le téléchargement, ce n'est pas le sujet de la chanson. La chanson parle de certaines personnes qui décident comme ça de télécharger absolument tout et n'importe quoi parce que c'est gratuit et de se faire la plus grosse collection de disques du monde même avec des trucs qu'ils ne vont jamais écouter. C'est de ces gens-là dont nous parlons dans le morceau, ceux qui partent dans une optique de collectionneur à la con vu qu'ils ne savent même pas ce qu'ils collectionnent. C'est le même principe qu'à l'époque des premiers portables: t'appelais n'importe qui de n'importe où pour le plaisir de dire "devine d'où je t'appelle?", même des gens que t'aurais jamais appelés en temps normal! A chaque avancée technologique tu as toujours des dérives au tout début. L'argument du vol est un peu facile... Certains groupes font un choix, et si Carnival en était à ses débuts je dirais sûrement aux gens "téléchargez-nous, gravez-nous, mettez-nous sur les P2P", ça peut permettre de te faire connaître. Le summum est la logique "je télécharge un truc et si ça me plaît j'achète"... ce que tout le monde dit faire et que personne ne fait (rires).

Axel Wursthorn : Le MP3 ne va pas disparaître du jour au lendemain, il faut faire avec. C'est un bon moyen de communication et de promotion. Je n'y vois aucun inconvénient. Le problème c'est quand l'album de Meshuggah sort sur le Net avant même que le groupe ne sorte du studio, là c'est au label et aux mecs du studio de ne pas faire ce genre de connerie. De toutes façons, comme tu l'as compris, ce sont les chroniqueurs qui mettent les albums en ligne, ce sont eux qui ont les disques en qualité optimale avant leur sortie. Je savais que dès que les CDs promos arriveraient aux journalistes l'album se retrouverait en ligne au maximum une semaine après, et ça n'a pas loupé. Et ça ne m'empêche pas de dormir! Beaucoup de gens achètent du MP3 pour se familiariser avec un album avant de vraiment de l'acheter. Nous n'avons pas spécialement fait un bel artwork pour contrer les téléchargement, MP3 ou pas nous l'aurions fait comme ça, nous voulions quelque chose de soigné. Moi j'aime bien acheter un CD car j'aime avoir l'objet, le livret, les paroles...

Cosmic Camel Clash : Ne pensez-vous pas d'ailleurs qu'il est indispensable de parler Anglais et d'avoir les paroles sous les yeux pour vraiment rentrer dans le délire Carnival In Coal?

Arno Strobl : Pour apprécier 100% du délire Carnival, oui. On peut apprécier aussi le groupe sans se plonger dans les textes, mais pour profiter totalement des titres et s'imprégner de l'esprit CinC il faut les paroles. Le fait qu'elles fassent partie intégrante de notre démarche m'évite de pleurer le soir quand je m'endors en me disant "j'écris des textes et tout le monde s'en branle!".

Cosmic Camel Clash : Avez-vous resserré votre style sur Collection Prestige? Je m'explique: il est impossible de prévoir comment une chanson va finir dans Vivalavida, alors qu'on trouve sur le dernier album des morceaux entiers dans le même style.

Arno Strobl : Nous avions envie de faire toujours autant de mélanges, mais plus à l'intérieur même des chansons. Nous voulions un album super varié, un patchwork de plein de choses, mais avec des vraies chansons dans des styles plus marqués, c'était un parti-pris. Ça ne veut pas dire que nous garderons cette ligne directrice dans le futur.

Axel Wursthorn : Nous avons voulu travailler différemment. Prends Cartilage Holocaust, c'est un morceau funk/disco hyper commercial avec des paroles gores immondes! Ça nous faisait marrer aussi de sortir un morceau disco chez Earache. Idem pour le dernier morceau, Promenade, il n'ont jamais eu un morceau atonal piano/violon sur leur label!

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Cosmic Camel Clash : Je me suis amusé à lister les nouvelles orientations musicales sur Collection Prestige: on a le jazz manouche sur Satanic Disaster, le zouk-metal d'Ohlala, la pop pure de Delivery Day... Y a-t-il des genres que Carnical In Coal ne tentera jamais de lier au métal extrême?

Axel Wursthorn : Il n'y a aucune censure dans Carnival, nous pouvons insérer n'importe quoi. La seule restriction, c'est qu'il faut que les pièces du puzzle marchent entre elles. Nous avons abandonné certains enchaînements qui ne marchaient absolument pas: la logique du morceau passe avant tout. Nous pourrions essayer de la polka ethnique, de la musique chinoise... Aucune contrainte sauf l'efficacité de la compo, si ça fonctionne pour nous deux nous gardons.

Cosmic Camel Clash : D'ailleurs, il semble que votre pivot principal, le metal extrême, est lui-même en mutation: on trouve du thrash, du heavy, du speed...

Axel Wursthorn : Oui, c'est un processus conscient. Nous ne voulions pas nous répéter par rapport à Fear Not, et nous avons écouté beaucoup de métal. Il y a un gros retour à ça en ce moment, avec des groupes comme The Darkness. Nous nous sommes aperçus que nous n'avions pas exploité toutes les possibilités du métal. Nous sommes donc allés vers des trucs plus traditionnels, du black traditionnel au hardcore, le solo de guitare de la fin de The Lady And The Dormant Sponge ainsi que le passage en chant heavy-metal suraigu.

Cosmic Camel Clash : L'invité sur ce titre ne joue que le solo? Car le riff ultraspeed de la partie centrale est totalement monstrueux!

Axel Wursthorn : Oui, c'est moi qui joue ce riff... En fait il y a quatre guitares qui jouent la même chose, d'où l'impression de mur sonore. Ma main droite est paralysée aujourd'hui (rires) (ndCCC: suite à un accident de sport, la main droite d'Axel a effectivement doublé de volume au moment de l'entretien), ça va avec l'imagerie absolument immonde de certains titres.

Cosmic Camel Clash : En parlant d'imagerie, l'artwork de l'album est hilarant. Comment cette imagerie Lion's Club, très sélect, ainsi que les minuscules détails rigolos de l'intérieur du livret vous sont-ils venus à l'esprit?

Axel Wursthorn : Ah là là, comme tu rebondis, tu es très très fort (rires). Pour le livret, pas mal de gens n'ont rien vu, donc on ne dira rien! C'est la petite surprise... (voix grave) Regardez bien le livret! La thématique est le luxe, le prestige mais un prestige de pacotille à deux balles. C'est un peu l'ambiance Ferrero Rocher, Richard Clayderman qui a loupé une marche ou qui s'est assis dans de la merde. Le luxe avec quelque chose qui cloche vraiment.

Cosmic Camel Clash : C'est un peu votre réalité habituelle, non? Strass, paillettes, champagne...

Axel Wursthorn : (du tac au tac) C'est notre vie quotidienne, t'imagines, comme tout groupe de rock français. Les femmes, les soirées, les hôtels... Aujourd'hui j'ai pris la Lamborghini car la Porsche est restée au garage. Tu m'excuseras de ne pas t'avoir encore offert de rail d'ailleurs... C'est Arno, il a tout sniffé, il est totalement intenable. En tout cas c'est cette idée du luxe d'apparence, boucles d'oreilles en plastique, fringues en faux cuir...

Cosmic Camel Clash : Il y a presque un invité par titre, pourquoi donc?

Axel Wursthorn : Ce n'est pas vraiment nouveau, nous avions déjà des invités sur les autres albums, mais peut-être pas autant. Quand nous tombons sur quelqu'un avec qui nous nous entendons super bien et qui a des compétences que nous n'avons pas comme jouer du violon, nous l'invitons. Ça permet de mettre moins de synthé sur l'album.

Cosmic Camel Clash : D'où le fait que Collection Prestige est votre album le plus organique?

Axel Wursthorn : Ah oui, c'est beaucoup plus chaud… C'est joué par des humains, pas par des machines. Il y a beaucoup plus de guitare, la boîte à rythmes sonne moins boîte à rythme... Ce sera encore plus le cas sur le prochain, s'il n'y a pas un vrai batteur d'ailleurs. C'est en projet, nous avons eu des mails de Dave Lombardo, Gene Hoglan (sourire)... Nous tendons vers ça en tout cas: la basse est vraiment jouée alors que sur Vivalavida elle était souvent produite par un séquenceur pour des raisons de temps et de moyens. Les machines sont là pour faire ce que nous ne pouvons pas faire, c'est tout.

Cosmic Camel Clash : Arno, tu m'as dit que votre musique n'est pas parodique. Plaît-il?

Arno Strobl : Depuis tout à l'heure, plein de gens me disent "ah ouais, mais vous vous moquez de tel ou tel style, du black, etc...". Nous ne nous moquons de rien dans Carnival. A la limite nous mettons en avant certains clichés qu'on peut trouver dans le métal, exactement de la même façon qu'on peut avoir un meilleur ami dans la vie, le connaître par cœur, et se moquer de ses défauts de temps en temps. Je fais super gaffe au mot "parodie" car c'est tellement associé à "moquerie" ou "tournage en dérision" que les gens se vexent. The Lady And The Dormant Sponge (ndCCC: suite de A Swedish Winter Tale sur Vivalavida) se place dans les textes à la Sabbat ou Rhapsody avec ce côté heroic-fantasy, le héros qui part en quête...

Dans Satanic Disaster il n'y pas de parodie non plus. N'importe qui ayant joué dans un groupe de rock, et pas seulement de black-metal, va lire le texte et être mort de rire car tout le monde l'a vécu. Louer une camionnette pour aller jouer à l'autre bout de la France et arriver dans un bistrot désert dans lequel on ne veut parfois même pas te laisser jouer, tout ça pour être payé un sandwich et une bière... En plus des années plus tard, comme le dit la fin de la chanson, les zicos sont devenus assureurs ou pizzaiolos et ils ne renversent plus le crucifix. Ça fait plus de dix ans que nous sommes dans le circuit et je peux te dire que nous avons été underground de chez underground... Et des mecs qui crachaient le feu sur scène le visage maquillé de corpsepaints et qui sont aujourd'hui devenus profs avec deux gosses, nous en connaissons pas mal! Nous ne nous moquons pas, ou alors avec beaucoup de tendresse. Je ne veux pas que nous passions exclusivement pour un "joke band". Il y a des morceaux pas drôles sur l'album!

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