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Allez, petit cours sur
l'histoire de Candlemass car il est bien difficile de suivre
précisément ce qui se passe dans l'écurie de ces pères
fondateurs du doom. Le groupe sort son premier album Epicus Doomicus
Metallicus en 1986. L'année d'après le chanteur déguisé en
moine, Messiah Marcolin, rejoint les rangs de la formation
suédoise. Seulement deux ans et un album plus tard, ce carismatique
chanteur s'en va et laisse le groupe expérimenter sur deux albums
différents: Dactylis Glomerata et From The 13th Sun. En 2002,
Messiah Marcolin réintègre Candlemass pour une tournée et un
double live (Doomed For Live) mémorables avant que le groupe ne
splitte! Finalement, le quintet se reformera moins d'un an plus tard
à la plus grande surprise de ses suiveurs pour pouvoir sortir l'album Candlemass,
en 2005, en attendant peut-être de nouveaux changements!
Ce nouvel album remet en tout cas le groupe en piste.
Il ne fera pas oublier ses vieux classiques. Toutefois, il ne ternira pas
pour autant son image mais surtout il lui ouvre de nouvelles portes. Candlemass s'autorise des
écarts comme dans la deuxième partie des années 90 sans en venir
jusqu'à sevrer la personnalité de Messiah Marcolin. Ce dernier n'a
d'ailleurs jamais aussi bien chanté que sur cet album et prouve que
ce genre de chant très heavy et clair a bien sa place dans ce style
de musique envahi par les vocaux death. Il faut dire que tout est
fait pour que le Bruce Dickinson du doom brille de mille feux sur ce
disque.
En effet, les mélodies ont souvent une dimension dramatique soignée. Le meilleur exemple reste le fabuleux Seven Silver Keys où chant
puissant et mélodie nostalgique vont main dans la main pour ravir
l'auditeur. En saupoudrant ce morceau d'un caractère épique si
propre au groupe, Candlemass nous donne exactement ce que l'on aime,
en mieux. Assurément un des plus beaux morceaux composés par la bande à
Leif Edling. L'autre moment fort est l'ouvreur Black Dwarf dont
chaque riff vous rentre immédiatement dans le crâne. Là aussi,
Messiah Marcolin est resplendissant en signant des lignes de chant
uniques, identifiables dans la seconde. Inhabituellement heavy cette
composition n'est pas isolée puisque Witches et Born In A Tank
s'inscrivent dans la même lignée et bien qu'elles n'égalent pas
son génie, elles demeurent plus que bonnes.
Les amateurs de doom plus
lourd et pesant trouveront de quoi déprimer sur Assassin Of The
Light, The Day And The Night ou Copernicus. Mais, il faut
reconnaître que ces titres sont moins intéressants que les autres,
en particulier Copernicus à qui il manque des mélodies vocales
plus mémorables ainsi que des riffs plus appuyés. C'est d'ailleurs
le reproche que l'on fera à la majorité des morceaux en dehors du
trio qui ouvre le présent Candlemass. Mais le fait que le groupe
soit le seul à oeuvrer -en tout cas avec ce niveau de qualité-
dans ce style suffit à faire passer la pilule. Le quintet gagne
peut-être plus par manque d'adversité que par réel brio, mais
cela ne doit en aucun cas faire oublier le niveau très honorable de
ce retour fracassant qui ne devrait pas décevoir les puristes tout
en conquérant quelques nouveaux adeptes.
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