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CAGE
HELL DESTROYER (2007)
LINE UP :
Sean Peck (chant)
Dave Garcia (guitare)
Anthony Wayne McGinnis (guitare)
Mike Giordano (basse)
Mike Nielsen (batterie)
Cage Hell Destroyer
CHANSONS QUI TUENT :
>From Death To Legend
Bohemian Grove
CHRONIQUEUR :
Lord Henry
(Juillet 2007)
NOTE :
11 / 20

Les Américains font toujours plus et mieux que tout le monde, c’est bien connu. Voyez leur cinéma. Voyez leurs sportifs. Voyez leurs gratte-ciel, leurs hamburgers et leurs cafés. Ecoutez Judas Priest et Iron Maiden. Ecoutez Cage dans la foulée. Ah, on a pris de la hauteur…

Non pas que Cage soit bien au-dessus de ces groupes qualitativement parlant ; au contraire, il leur doit tout. Les hurlements suraigus de Sean Peck, omniprésents, sont l’héritage du Rob Halford crédible (ça ne nous rajeunit pas), et les duels de guitare celui de Smith / Murray. Je simplifie, je caricature. Mais il y a bien là un fond de vérité tout de même. Allez, citons malgré tout, pour la forme, les influences d’Iced Earth dans les refrains, Braistorm pour les rythmiques et pourquoi pas Iron Savior pour la voix agressive non castra de Peck. Vous l’aurez compris : Cage fait du heavy-metal à l’ancienne.

Et les Amerloques se donnent les moyens de le faire plutôt bien. Un concept ultra-profond (ça parle d’un dieu du metal qui se réincarne ou un truc dans le genre), servi par de nombreux interludes, bruitages en tous genres, narrations, etc. 21 plages au total. Ne nous voilons pas la face : c’est beaucoup trop. Trop pour ce genre de musique, décomplexée et pas franchement complexe. 85 minutes de "Fire And Metal", "Abomination", "Rise Of The Beast" et autres joyeusetés toutes dans le même ordre d’idée : bourrinage, hurlements et refrains guerriers entre les esgourdes.

Très bien produits, très bien joués, très bien chantés, le titres de Hell Destroyer doivent leurs limites au style lui-même. Rien que le chant sera rédhibitoire pour beaucoup. Mais de bons morceaux pêchus sont présents : "Bohemian Grove", qui tire vers Accept, "Rise Of The Beast", plutôt dynamique, ou encore "From Death To Legend". Cage joue à fond la carte du heavy-metal beaufesque, jusque dans les textes et l’artwork, mais maîtrise totalement son sujet. On se surprend même à taper du pied et à chantonner les mélodies sur certains titres. Dommage, simplement, que le genre abordé soit par essence assez inintéressant.

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