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Béni soit ce 04
Octobre 2005 à Lyon! En effet, Hammer of Gones, une association de
metalleux brutaux du coin, a l’excellente idée et initiative que
d’organiser en ce jour son festival. Et pas n’importe lequel, de
18h à 23h ce sera du black ou du death sans concession à se
prendre dans les cages à miel. Jugez plutôt de l’affiche:
Rotting Christ, Anorexia Nervosa, In Quest, Nile, Vader (cherchez
l’intrus). Pas mal non? Bref, le tout Lyon ne s’est pas trompé
et c’est un CCO de Villeurbanne presque à plein qui accueille
comme il se doit tous ces jolis petits groupes. D’ailleurs,
heureusement qu’il est plein vu la petitesse de la salle et la
grandeur de l’affiche! Mais encore une fois, malgré la bonne
volonté des organisateurs, on se rend compte que si la salle avait
été plus grande, elle n’aurait sûrement pas été remplie…
C’est désolant.
Mais
retournons donc à la musique. Rotting Christ débarque sur les
planches et c’est avec grand bonheur qu’on les rate pour cause
d’embouteillages (merci les grèves). Petite déception pour ma
personne, mais cruelle pour mon acolyte Count D, grand fan du
dernier album. C’est donc Anorexia Nervosa qui nous accueille dès
notre arrivée. Pas le temps de respirer et d’arriver que le
groupe attaque et balance la sauce. Ne connaissant pas du tout le
groupe (si ce n’est de nom), je suis bien agréablement surpris
par leur musique, que pas mal de gens présents connaissent
visiblement bien. Le groupe est bien en place, pas desservi par un
son honorable et Hreidmarr, même s’il manque peut-être d’un
peu de présence physique, manipule le public à sa guise. Très
bonne mise en bouche avec du black brutal et symphonique qui donne
envie d’en découvrir plus.
Festival
oblige, les groupes s’enchaînent et ne jouent pas longtemps.
Anorexia Nervosa jouera ses trois quarts d’heure et pas plus. Enchaînement
sur In Quest, l’inconnu de la soirée. Après un long check, le
groupe déboule pour du death carré, bien joué mais sans génie.
Personnellement, je n’ai pas du tout été marqué par leur set
d’autant plus que le chanteur n’est pas bon. Sympa mais sans
plus en gros. Vient ensuite le gros morceau du soir, Nile. C’est
pour eux que je suis venu, et je veux voir s’ils arrivent à
rendre en concert ce qu’ils affolent sur album. Constatation: oui!
Incroyable mais vrai, le groupe joue sans sourciller tout ce qu’il
enregistre en studio. Le nouveau batteur assure comme un chef les
parties de Laureano et c’est un déluge permanent (ou presque) de
notes qui nous assaille.
Car
il faut l’admettre, Nile c’est du p**ain de rapide! Les blasts
fusent, les notes inondent vos tympans et les roulements de toms
sont légions. Bref, vous en prenez plein la gueule.
Malheureusement, le son trop dominé par la batterie (et surtout la
double grosse caisse qui dénature les morceaux de ce fait), s’il
n’empêchait pas de reconnaître les morceaux, fait se dire que
Nile, c’est mieux sur disque (qu’ai-je osé écrire?). Cela
vient de la vitesse surnaturelle à laquelle jouent nos gaillards.
Mais nul doute que leur concert fut très impressionnant. Seulement,
Nile n’a pas vraiment de chanson « à concert ». Par
contre, Nile devait quitter la scène à 22h, et c’est à 21h55
qu’ils la quittent effectivement. Problème, ils avaient commencé
à 21h15…
Après
cette menue déconvenue, voilà Vader qui débarque. Déjà, le
groupe n’a pas d’impératif temporel, c’est mieux. Ils
pourront donc jouer leur (petite) heure. Ensuite, ils bénéficieront
du meilleur son de la soirée. Précis, puissant et pas écrasé par
la batterie, il est nickel. Seul le chant a du mal à se faire
entendre pleinement, mais c’est quand même du tout bon. Et
surtout, il y a un groupe qui ne ménage pas sa peine sur scène.
Une présence impressionnante, une technique imparable (moins que
Nile certes…), notamment le bassiste qui fut un régal à voir
jouer et des chansons qui meulent tout en concert! Voilà,
contrairement à Nile, Vader possède dans son répertoire des
morceaux taillés pour la scène.
Personnellement, Vader a tout écrasé
sur son passage pour ce Brutal Gones Fest édition 2005.
J’avais eu l’occasion de les voir déjà pour la fête de la
musique 2004, et c’était bien bon, mais là, ils ont confirmé
au-delà de mes espérances. Et bien entendu, le public a répondu
présent à cette excellente prestation. Je ne possède toujours pas
le moindre de leurs albums, mais je commence à être convaincu
qu’il faudrait que ce manque soit réparé. En tout cas, un
concert admirable de bout en bout qui prouve que le groupe maîtrise
son affaire et n’a de leçon à recevoir de personne. En plus,
cerise sur le gâteau, ce sera une reprise de Raining Blood qui clôturera
le set. Autant vous dire que d’agité, le public est devenu hystérique!
Yamsy!
Au
final, une excellente soirée seulement ternie par la faible durée
des concerts, festival oblige. Une excellente initiative de Hammer
of Gones et je ne puis que les encourager à persévérer!
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