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BIOMECHANICAL
The Empires Of The Worlds (2005)
 

 
 
 

LINE UP :
John K. (chant)
Jamie Hunt (guitare)
Chris Web (guitare)
Jon Collins (basse)
Matt C. (batterie)
 

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CHANSONS QUI TUENT :
Enemy Within
Truth Denied
The Empires Of The Worlds

CHRONIQUEUR :
-the lord
(Mai 2005)
 

NOTE :
15.5 / 20
 
 
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Il y a deux ans, le premier album de Biomechanical, Eight Moons, avait eu l'effet d'une belle petite bombe sonore. Leur mix de Nevermore et de Judas Priest, vu sous un angle de science-fiction, était vraiment original et avait su séduire les métalleux à la recherche de quelque chose qui sorte des sentiers battus. Deux ans plus tard, Biomechanical a gagné en maturité et sa musique possède aujourd'hui la puissance de feu de l'armée américaine. Véritable souk organisé, The Empires Of The World fonde sa réussite d'une part sur un mur de sons constitué par des rythmiques indus qui pleuvent de toutes parts et de l'autre sur un chanteur diablement polyvalent qui pourrait sans doute aussi bien chanter du Strapping Young Lad que du Judas Priest.

Fear Factory n'est jamais très loin non plus, surtout pour les ambiances que le groupe crée. Que ce soit sur les blast beats de Assaulter ou le refrain haut perché de The Empires Of The Worlds, la musique des Anglais trouve toujours des éléments qui se rapprochent du sous genre initié par l'usine de la peur. Bien sûr, chez Biomechanical tout est "over the top", à la fois plus rapide, plus fou, plus chaotique, plus technique mais aussi plus mélodique. On pourrait même aller jusqu'à dire que certains arrangements vocaux rappellent ceux de Daniel Gildenlöw au sein de Pain Of Salvation (les couplets de Relinquished Destiny ou le refrain majestueux de DNA Metastasis, par exemple). Quand un groupe pioche ses influences de façon aussi large, on se doute qu'il ne sonne comme aucun autre. A l'écoute de The Empires Of The World, le doute n'est pas permis.

Mieux, Biomechanical intringue. Il attire l'attention, tout d'abord, avec des lignes vocales schizophréniques sur les perles que sont Enemy Within, Truth Denied (cette chanson est véritablement bluffante d'énergie brute) ou encore Survival, puis il se drape sous un voile de mystère grâce aux compositions alambiquées à la The Empires Of The World ou Absolution. Un album sans compromis qui ne relâche pas la tension d'un poil sur toute sa durée. Evidemment, certaines chansons sont assez nettement moins bien écrites que les autres. A ce titre, on peut dire que The Empires Of The World a le ventre un peu mou tant il y a un moindre intérêt aux morceaux Relinquised Destiny, Long Time Dead et Regenerated par rapport aux véritables stars de ce disque situées en début et fin de tracklist.

D'un point de vue technique, tout n'est parfait. Les soli de guitare bien qu'ils se prêtent assez bien au style thrash moderne pratiqué sont un peu trop cacophoniques, répétitifs et amateurs à mon goût. Les deux guitaristes s'en sortent nettement mieux rythmiquement où ils enchaînent un nombre invraissemblable de riffs sans jamais faiblir. La paire basse/batterie fait bien plus que soutenir le tout puisqu'elle dynamite une grosse partie des chansons par un rythme effréné. Biomechanical confirme donc avec The Empires Of The World tout le bien qu'on pensait de lui. Bien que cet album soit un peu moins mélodique que son prédécesseur, ses riffs "en couches" valent largement le détour et permettent au disque de s'apprécier après plusieurs écoutes attentives. Prepare for war!

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