-the lord
: Sounding The Seventh Trumpet et Waking The Fallen
sont des albums très différents de City Of Evil. Ce dernier est
davantage inscrit dans la tradition du heavy des années 80 que du
metalcore, notamment en ce qui concerne le chant. Est-ce que
Avenged Sevenfold est le type de groupe qui va changer de
direction à chaque disque ou avoir des « périodes »
dans sa discographie ?
Johnny Christ
(basse) : Ca me fait plaisir que tu remarques cela. Je
pense effectivement que nous allons toujours nous remettre en
question et ne jamais faire le même disque deux fois. Pour le
moment je ne sais pas trop où nous irons même s’il me semble
peu probable que le chant hardcore revienne sur les prochains
disques. En effet, bien que nous ne reniions en rien les deux
premiers albums, ce type de chant est quelque peu associé à une
mode totalement passée.
-the lord
: City Of Evil serait donc une démarche commerciale ?
Il est en tout cas certain que pour espérer rencontrer en France
et dans la plupart des pays européens le même succès que vous
connaissez aux Etats-Unis, il fallait changer quelque chose à
votre son…
Johnny Christ
: Oui, c’est vrai, mais il n’y a rien de calculé
dans tout ceci. Je pense surtout que si nous n’avons pas percé
en France c’est avant tout un problème de distribution.
Hopeless Records ne voulait pas s’occuper de la France et même
Warner ne s’est décidé à sortir City Of Evil chez vous que
maintenant, un an après sa parution aux Etats-Unis.
-the lord
: D’un point de vue personnel, préféres-tu le
chant clair ou le chant hardcore ?
Johnny Christ
: Le chant clair. Ca fait plus mûr et, combiné avec
notre musique, il nous permet de jouer le heavy metal des années
2000 !
-the lord
: Comment réagis-tu aux nombreuses critiques adressées
au groupe ?
Johnny Christ
: Nous avons reçu des critiques depuis le premier
jour ! C’est plutôt bon que les gens parlent du groupe, en
bien ou en mal. On nous accuse souvent de nous être vendus en
signant chez Warner et en laissant tomber le chant crié mais City
Of Evil ne comporte que des morceaux de plus de six minutes :
il me semble que ça ne ressemble pas trop au format habituel
d’un disque commercial…
-the lord
: Le groupe s’est fait connaître pour ses références
religieuses omnisprésentes aussi bien dans le nom du groupe (ndlr :
en rapport à Caïn et Abel), que dans certains textes, les
illustrations ou bien entendu dans vos pseudos. D’où cela
vient-il ?
Johnny Christ
: Nous aimons nous inspirer de la Bible car c’est
une source immense d’inspiration et d’allusions potentielles.
Personne dans le groupe n’est spécialement chrétien –nous
avons tous nos propres croyances- mais nous sommes tous fascinés
par la richesse des textes et des histoires.
-the lord
: Vous avez enregistré une reprise de Walk
(Pantera) pour le magazine anglais Kerrang! : peux-tu revenir
pour nous sur cette expérience et cet exercice particuliers ?
Johnny Christ
: Aussi bizarre que cela puisse paraître, il
s’agit de la première reprise que nous ayons enregistrée de
notre carrière. Nous n’avons jamais été fan de covers.
Toutefois, un jour en studio quelqu’un a commencé à jouer le
riff de Walk et le reste du groupe a suivi. Quelque temps plus
tard, Kerrang! nous a fait savoir qu’il comptait sortir une
compilation de reprises de grands groupes par des formations de la
scène actuelle. Inutile de dire que cela a été un grand honneur
pour nous que de participer à cela ! Nous avons
naturellement pensé à Walk bien que ce titre soit une des
reprises les plus fréquentes de Pantera. Le groupe a choisi de
rester fidèle à l’original, à tel point que nous avons même
demandé à Terry Date de produire notre chanson. Lorsque nous
l’avons rencontré, nous lui avons fait part de notre volonté
de coller au plus près à la version de Pantera : il a alors
sorti de ses tiroirs les réglages d’époque et nous avons
enregistré comme cela. Lorsque j’entends le résultat final
cela me procure quelques sensations étranges…
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