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AVENGED SEVENFOLD
Octobre 2006
  
JOURNALISTE :
-the lord
  
INTERVIEW AVEC :
Johnny Christ
Bassiste
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En trois albums, Avenged Sevenfold est devenu la coqueluche des membres de Metallica et de Pantera mais également d’une bonne partie de la communauté metal américaine. Comment expliquer un succès commercial aussi retentissant autrement que par la classe pure ? Jusqu’à présent non distribué en France, les trois albums débarquent dans nos bacs au moment où le quintette ouvre à Bercy pour Axl Rose et ses sbires, autres victimes de leur musique. Johnny Christ, bassiste d’A7X, nous met à jour sur ce phénomène qu’il vaut mieux découvrir tard que jamais.

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-the lord : Sounding The Seventh Trumpet et Waking The Fallen sont des albums très différents de City Of Evil. Ce dernier est davantage inscrit dans la tradition du heavy des années 80 que du metalcore, notamment en ce qui concerne le chant. Est-ce que Avenged Sevenfold est le type de groupe qui va changer de direction à chaque disque ou avoir des « périodes » dans sa discographie ?

Johnny Christ (basse) : Ca me fait plaisir que tu remarques cela. Je pense effectivement que nous allons toujours nous remettre en question et ne jamais faire le même disque deux fois. Pour le moment je ne sais pas trop où nous irons même s’il me semble peu probable que le chant hardcore revienne sur les prochains disques. En effet, bien que nous ne reniions en rien les deux premiers albums, ce type de chant est quelque peu associé à une mode totalement passée.

-the lord : City Of Evil serait donc une démarche commerciale ? Il est en tout cas certain que pour espérer rencontrer en France et dans la plupart des pays européens le même succès que vous connaissez aux Etats-Unis, il fallait changer quelque chose à votre son…

Johnny Christ : Oui, c’est vrai, mais il n’y a rien de calculé dans tout ceci. Je pense surtout que si nous n’avons pas percé en France c’est avant tout un problème de distribution. Hopeless Records ne voulait pas s’occuper de la France et même Warner ne s’est décidé à sortir City Of Evil chez vous que maintenant, un an après sa parution aux Etats-Unis.

-the lord : D’un point de vue personnel, préféres-tu le chant clair ou le chant hardcore ?

Johnny Christ : Le chant clair. Ca fait plus mûr et, combiné avec notre musique, il nous permet de jouer le heavy metal des années 2000 !

-the lord : Comment réagis-tu aux nombreuses critiques adressées au groupe ?

Johnny Christ : Nous avons reçu des critiques depuis le premier jour ! C’est plutôt bon que les gens parlent du groupe, en bien ou en mal. On nous accuse souvent de nous être vendus en signant chez Warner et en laissant tomber le chant crié mais City Of Evil ne comporte que des morceaux de plus de six minutes : il me semble que ça ne ressemble pas trop au format habituel d’un disque commercial…

-the lord : Le groupe s’est fait connaître pour ses références religieuses omnisprésentes aussi bien dans le nom du groupe (ndlr : en rapport à Caïn et Abel), que dans certains textes, les illustrations ou bien entendu dans vos pseudos. D’où cela vient-il ?

Johnny Christ : Nous aimons nous inspirer de la Bible car c’est une source immense d’inspiration et d’allusions potentielles. Personne dans le groupe n’est spécialement chrétien –nous avons tous nos propres croyances- mais nous sommes tous fascinés par la richesse des textes et des histoires.

-the lord : Vous avez enregistré une reprise de Walk (Pantera) pour le magazine anglais Kerrang! : peux-tu revenir pour nous sur cette expérience et cet exercice particuliers ?

Johnny Christ : Aussi bizarre que cela puisse paraître, il s’agit de la première reprise que nous ayons enregistrée de notre carrière. Nous n’avons jamais été fan de covers. Toutefois, un jour en studio quelqu’un a commencé à jouer le riff de Walk et le reste du groupe a suivi. Quelque temps plus tard, Kerrang! nous a fait savoir qu’il comptait sortir une compilation de reprises de grands groupes par des formations de la scène actuelle. Inutile de dire que cela a été un grand honneur pour nous que de participer à cela ! Nous avons naturellement pensé à Walk bien que ce titre soit une des reprises les plus fréquentes de Pantera. Le groupe a choisi de rester fidèle à l’original, à tel point que nous avons même demandé à Terry Date de produire notre chanson. Lorsque nous l’avons rencontré, nous lui avons fait part de notre volonté de coller au plus près à la version de Pantera : il a alors sorti de ses tiroirs les réglages d’époque et nous avons enregistré comme cela. Lorsque j’entends le résultat final cela me procure quelques sensations étranges…

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