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AUDIOSLAVE
Revelations (2006)
LINE UP :
Chris Cornell (chant)
Tom Morello (guitare)
Timmy Commerford (basse)
Brad Wilk (batterie)
Audioslave - Revelations
CHANSONS QUI TUENT :
Revelations
Sound Of A Gun
Moth
CHRONIQUEUR :
-the lord
(Septembre 2006)
NOTE :
15 / 20

Juste au moment où Audioslave sonne totalement comme un groupe soudé, on commence à parler de split... Possible dernier album avant que Chris Cornell se consacre à sa carrière, Revelations n'indique pourtant aucun singe d'essoufflement. Mieux, il se focalise sur les forces que les deux précédents albums ont mis en évidence. Certes, il est moins varié que Out Of Exile, légèrement moins créatif - l'album donne un peu l'impression d'être en pilote automatique - mais il est aussi plus efficace que ses prédécesseurs notamment grâce au jeu lead de Tom Morello qui ne cherche plus à réitérer à tout prix les bruitages entêtants de Rage Against The Machine. Celui-ci prouve que même avec un jeu plus "normal", il peut encore faire transparaître sa personnalité et son feeling hors-normes. Ses soli sur le morceau-titre, Shape Of Things To Come, Wide Awake ou sur Somedays demeurent en tout cas nettement plus appréciables que celui de Original Fire...

En radiant presque complètement les ballades (seule l'horrible Until We Fall subsiste), Audioslave se concentre sur ses influences funk qui n'avaient pas été assez exploitées par le passé. Toutefois, le croisement avec le rock seventies est toujours à l'avantage de ce dernier, en particulier à cause du chant de Chris Cornell qui ne se remet que rarement en cause (à l'exception du single Original Fire). On notera quand même le sublime Sound Of A Gun qui possède une sensibilité qu'apprécieraient les Red Hot Chili Peppers. Sur ce genre de chansons, que l'on retrouve aussi dans une certaine mesure avec Somedays et Jewel Of The Summertime, Audioslave nous montre qu'il y a matière à creuser tout autant qu'à s'épanouir.

Bien que Revelations évolue dans un registre assez différent de Out Of Exile et de l'album éponyme, le problème de la durée de vie reste bien présent. Les morceaux sont peut-être très accrocheurs et mélodiques mais ils continuent de flirter dangeureusement avec une simplicité peu appréciable au-delà d'une dizaine d'écoutes. Audioslave affine de plus en plus sa musique, la rend de plus en plus intense et personnelle mais ne parvient toujours pas à lui donner l'indispensable second souffle pour rallier à sa cause le public potentiellement gargantuesque qu'il mérite.

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