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Arena - Pepper's Ghost (2005) |
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Contagion avait été un gros succès pour Arena puisqu'il a été soutenu par deux EP et un DVD live! Il ne se passait pas six mois sans que l'on entende parler des Anglais, et cela n'est pas prêt de s'arrêter avec la nouvelle cuvée qui débarque début 2005. Répondant au doux nom de Pepper's Ghost, elle se veut un concept album ambitieux où chacun des cinq musiciens du groupe devient le héro d'un comic-book situé dans un Londres victorien et gothique. Cela donne lieu à une pochette sublime qui devrait être complétée par un livret pareillement stylisé.
Musicalement, Arena suit à la lettre son concept et nous abreuve d'un néo prog musclé très théâtral (Purgatory Road, Opera Fanatica etc). C'est sans doute l'influence du "Pepper's Ghost" qui est en fait un des premiers effets spéciaux crée pour le théâtre par Pr. Pepper. En ce sens, on retrouve sur cet album de nombreuses reminiscences de groupes grandiloquents comme Genesis pour la mise en scène de la musique ou Threshold pour le son et la manière de composer. De nombreux passages fusionnent remarquablement ces deux facettes comme l'ouvreur Bedlam Fayre ou l'épique, mais un tantinet ennuyeux, Opera Fanatica.
En revanche, malgré un entrain général des plus agréables Arena s'endort parfois complètement et cela donne lieu à un morceau rébarbatif comme la pluie, The Shattered Room. Il faudra attendre plus de six minutes pour voir ce titre sortir d'une éprouvante léthargie linéaire. Les trois dernières minutes de The Shattered Room sont ainsi impeccables et restent après l'écoute entière de Pepper's Ghost son moment le plus catchy et un des plus convaincants. Le travail des guitares rappelle fortement celui de Karl Groom, tout en coulé, tout en se montrant plus varié comme en témoignent les passages acoustiques nombreux qui culminent sur la ballade The Eyes Of Lara Moon.
Certes, Arena n'a toujours pas réparer son "problème" de chant, à savoir que Rob Sowden empêche le groupe d'exprimer tout son potentiel lyrique sur Pepper's Ghost. Bien que souvent un peu trop linéaires et éprouvés, les arrangements qui tentent systématiquement de faire vivre le riche concept sur la folie ont le mérite d'être en phase avec l'ambition d'Arena. En revanche, Sowden reste bloqué dans le même jeu, le même ton durant toute la longueur du disque et ne parvient pas à nous faire vibrer alors que certains passages sont taillés pour (Tantalus, The Shattered Room, Purgatory Road). Un manque de mordant généralisé empêche Pepper's Ghost de devenir un classique mais il séduira tout de même les amateurs de néo prog carré, mais sans grande folie ou prise de risque.
12.5/20
-the lord (Novembre 2004)
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