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Affiche assez
particulière dimanche 22 mai au Trabendo puisqu'on a droit à un
combo de black metal français (Anorexia Nervosa) et un quatuor de
violoncellistes finlandais spécialisés dans les reprises de
Metallica (Apocalyptica). Ces derniers se sont bâtis une solide
réputation au cours des dernières années en franchissant les
étapes les unes après les autres avec patience et abnégation. Dans un premier temps ils ont
conquis leur public en leur offrant quelque chose de totalement
inédit; des reprises de Metallica et de Sepultura au violoncelle,
ce n'est pas très courant... Dans un deuxième temps ils se sont
attaqués à des compositions originales avec bien peu de succès
(avis perso). Enfin dans un troisième et dernier temps, ils sont
partis à la conquête des foules de plus en plus grande notamment en ouvrant pour
Rammstein.
Si Apocalyptica n'a pas fait l'unanimité avec ces
derniers albums, rarement aura-t-il déplu en concert. C'est
d'ailleurs dans ce cadre que bon nombre des personnes présentes
-moi y compris- se sont déplacées au Trabendo en ce joli mois de
mai. J'éviterai de vous faire un compte rendu d'Anorexia Nervosa
pour la bonne et simple raison que je ne suis pas arrivé à temps
pour leur set. Mais si vous voulez, pour vous public, je vais tenter
de résumer leur prestation en une phrase. La voici: malgré une
volonté indéniable de bien faire, le groupe français s'est
heurté à un public visiblement peu réceptif à du black
metal.
D'ailleurs on peut même se demander si le public
d'Apocalyptica est composé de metalleux... En dehors des premiers
rangs où chevelus habillés en noir abondent, la salle est plutôt
éclectique au niveau des styles vestimentaires et des looks
d'ensemble. Coïncidence ou non, le début du set sera
incroyablement posé et sage, les Finlandais ne bougeant de leurs
chaises qu'entre certaines chansons pour dire quelques mots. On
constate alors un manque de charisme (ou une timidité extrême?)
peu courant pour des frontmen (ils sont deux à se relayer au
micro).
Après une première partie de concert qui n'aura
valu que pour Master Of Puppets, Apocalyptica fait honneur à son
nom et se métamorphose complètement à partir de l'excellente
interprétation de Betrayal en mettant une ambiance de feu sur
scène. Parallèlement la qualité des titres joués augmente et le
public jubile. Le gros point fort de la soirée sera l'enchaînement
Nothing Else Matters, Refuse/Resist et For Whom The Bells Tolls qui
résume tout ce que savent faire ces quatre musiciens hors du
commun. En fin de set, Seek And Destroy achève le public et se paie
même le luxe de faire oublier la version traditionnelle. On ressort
content de ce concert qui aura bien rectifié le tir en cours de
route. En revanche, il n'aura pas balayé les préjugés:
Apocalyptica est définitivement plus intéressant lors des
reprises...
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