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Apocalyptica continue
de conquérir un public de plus en plus nombreux. Après avoir
rempli à craquer le Trabendo en mai, les Finlandais en font de
même avec la salle nettement plus grande (presque le double) de
l'Elysée Montmartre. Mille trois cents personnes venues headbanguer
sur du violoncelle: à croire que le bouche à oreille n'a pas fini
de fonctionner en ce qui les concerne. Aucun groupe de première
partie à l'affiche, on rentre directement dans le vif du sujet sur
le coup de 20H.
Au bout d'une très petite heure trente, le
concert est fini et on se range dans une des deux catégories du public:
ceux qui ont le sourire aux lèvres et ceux qui regrettent d'avoir
été voir Apocalyptica deux fois en si peu de temps. Je vous laisse
deviner dans quelle catégorie je me retrouve... On ne peut pas dire
que le groupe ait innové depuis mai: setlist similaire (en plus courte),
attitude reproduite à l'identique sur les morceaux, tout est
programmé à l'avance. Alors bien entendu, ceux qui découvrent ce
spectacle (c'est véritablement le terme qui convient) sont aux
anges et se perdent dans les sons sortis par ces violoncelles qui
rivalisent de bestialité avec les classiques du metal que sont Seek
And Destroy, Creeping Death, Master Of Puppets ou encore
Refuse/Resist mais ceux qui n'ont pas la mémoire courte bayent aux
corneilles en permanence.
Les morceaux composés par le groupe font passer le temps entre deux
reprises où le public chante à tue-tête les paroles. Et même si
ce dernier est incollable sur les paroles des derniers singles du
groupe ce sont bien les morceaux de Metallica qui déclenchent le
plus de réactions. Ca fait son effet et il est vrai qu'on ne
retrouve ce côté actif dans aucun autre concert de metal mais à
moins d'être fan fini, Apocalyptica s'apprécie à doses
homopathiques sous peine de rejet violent de la part de l'organisme.
Ca explique peut-être pourquoi c'était si court... En tout cas, vu
le prix du billet, on a de quoi légitimement être déçu.
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