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APOCALYPTICA Amplified : A Decade Of Reinventing The Cello (2006) |
LINE UP : Eicca Toppinen (violoncelle) Paavo Lötjönen (violoncelle) Perttu Kivilaakso (violoncelle) |
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CHANSONS QUI TUENT : Nothing Else Matters Betrayal |
CHRONIQUEUR : -the lord (Juin 2006) |
NOTE : 07 / 20 |
Prototype du groupe-concept qui séduit sur un album et qui exaspère sur tous les suivants, Apocalytpica a su "intelligemment" dévier du rôle de cover band joué dans les premières années. Proposant des compositions inédites puis des chansons chantées tout en accentuant le côté électrique et en accordant une importance non négligeable à la batterie, l'ex-quartette et actuel trio s'est longtemps cherché. Malheureusement, son identité s'affirmant au même rythme que ses compositions perdaient en intérêt, Apocalyptica n'a jamais pu vraiment dépasser le stade de phénomène de foire et ce n'est pas son excellente réputation scénique (qui elle est tout à fait justifiée) qui viendra me contredire...
Pour le groupe finlandais un best-of, comme proposé par Amplified : A Decade Of Reinventing The Cello (titre pompeux au possible), vaut le coup. En se rencentrant sur tout ce qu'il a fait de mieux, on peut espérer ne pas s'endormir à l'écoute de cris stridents poussés par des violoncelles maltraités... Découpé entre les titres instrumentaux (premier disque) et les morceaux chantés (seconde rondelle), ce meilleur de n'y parvient qu'à moitié. Si une certaine énergie se dégage du CD1 grâce à la qualité des reprises de Metallica (Nothing Else Matters, One) et certaines compos originales comme le heavy à mourir Betrayal, le CD2 est lui une preuve par A+B que l'on peut faire de la très mauvaise musique avec d'excellents musiciens.
L'inédit d'Amplified : A Decade Of Reinventing The Cello est parmi les plus décévants de tous. Avec Matt Tuck (Bullet For My Valentine) et Max Cavalera (Soulfly) aux micros, on pouvait s'attendre à un tube de classe mondiale et on obtient en fait des lignes de chant bancales réduites à néant par des arrangements réalisés en mode aléatoire. Le reste est parfois légèrement meilleur (Life Burns) mais tout aussi anecdotique et en s'éloignant de plus en plus des sonorités épurées présentées par les deux premiers albums d'Apocalyptica, le trio prouve qu'il ne savait pas trop où il allait. Jouer du metal au violoncelle est peut-être une bonne idée sur le papier (et sur scène), mais sur disque ce best-of prouve que ça n'apporte rien au schmilblick. C'est peut-être pour ça que personne ne joue du heavy à trois trombones.

