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ANNIHILATOR
Schizo Deluxe (2005)
 
 

 
 
 

LINE UP :
David Padden (chant)
Jeff Waters (guitare+basse)
Tony Chappelle (batterie)
 
 
 
 

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CHANSONS QUI TUENT :
Invite It
Drive
 

CHRONIQUEUR :
-the lord
(Octobre 2005)
 

NOTE :
11.5 / 20
 
 
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Dans la bio qui accompagne ce nouvel album d'Annihilator, Jeff Waters se félicite d'être resté fidèle à son style musical préféré, le thrash, durant les seize années d'existence de son groupe. Il est vrai qu'à part quelques escapades, Annihilator a toujours joué un thrash à la fois mélodique et puissant. A ce titre il ne s'est pas contenté de suivre la tendance, il l'a dicté. Ceux qui suivent et apprécient le groupe ont toujours pensé qu'il n'a jamais eu le succès qu'il méritait alors que des Metallica ou Megadeth voyaient leurs clips diffusés sur MTV. Qu'importe, Jeff Waters n'a jamais baissé les bras et a continué de s'améliorer en tant que musicien et compositeur pour sortir encore récemment des albums du calibre de All For You.

Avec Schizo Deluxe, Annihilator nous a mis l'eau à la bouche d'entrée de jeu. En effet, les meilleurs morceaux des Canadiens ont toujours eu un petit côté schizophrène et un album entier sous ce signe avait de quoi réjouir. Malgré ces bonnes prédispositions, les premières écoutes de la galette sont décevantes. Si l'on met de côté le chant, les compositions versent un peu trop dans le thrash en oubliant les aspects mélodique et déjanté qui faisaient la force des opus les plus aboutis. Ainsi, que retenir d'un morceau comme Warbird en dehors de ce ridicule cri interminable de David Padden en fin de chanson? Pire, Something Witchy, avec tous ces clichés et passages obligés, sonne comme une chanson d'un groupe de thrash underground tout juste reformé...

Même des titres plus enlevés et dynamiques tels que Maximum Satan, Too Far Gone ou Like Father, Like Gun n'ont pas l'impact de ceux présents sur All For You. Schizo Deluxe verse trop souvent dans un thrash sans surprise qui mise sur des riffs huilés et répétitifs plutôt que sur une force collective parvenant tout de même à mettre en valeur ses individualités. On a donc la désagréable impression d'entendre un combo lambda alors qu'il s'agit du géniteur de Alice In Hell! Le groupe signe bien entendu des parties instrumentales de toute beauté tant mélodiques que techniques mais très rares sont celles qui sont animées, de même que les chansons, d'un vent de folie.

Sur les dix morceaux, seul Invite It répond à (et dépasse) toutes nos attentes grâce à un refrain d'anthologie, schizophrène et malsain à souhait, et à un break de guitare monstrueusement efficace assuré par un Jeff Waters très en forme. Pour le reste, Schizo Deluxe ne fait que présenter quelques morceaux sympathiques mais qui ne feront pas oublier les grands classiques écrits par Waters. Pride, Drive et Plasma Zombies sont tous intéressants grâce à des passages vocaux inspirés mais la musique a un peu de mal à suivre derrière à l'exception de Drive. Clare est également un bon exemple de cette tendance, en dehors du chant, et surtout du refrain, que retenir d'une chanson décousue aux bonnes idées terriblement sous-exploitées? Pour toutes ces raisons, Schizo Deluxe n'est donc pas vraiment l'album à conseiller au néophyte pour se plonger dans l'univers torturé d'Annihilator. Et l'absence de ballades ne fait que rajouter à la frustration quand on se rappelle ce dont est capable Waters dans ce domaine...

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