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ALL SHALL PERISH The Price Of Existence (2006) |
LINE UP : Eddie (chant) Ben (guitare) Chris (guitare) Mike (basse) Matt (batterie) |
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CHANSONS QUI TUENT : Prisoner Of War We Hold These Truths The Last Relapse |
CHRONIQUEUR : Count D (Août 2006) |
NOTE : 15.5 / 20 |
Mais quel est donc le prix de l’existence ? Dure question. Il faut le demander à All Shall Perish, et ça ne doit pas valoir beaucoup vu l’agressivité avec laquelle il y répond. Bon, trêve de plaisanterie, après un premier « Hate.Malice.Revenge » assez bien vu dans le milieu deathcore, ou encore Bay Area Melodic Hardcore Death Metal comme ils le disent eux-mêmes ,voilà de nouveaux nos Américains avec « The Price Of Existence », une belle pièce de death technique bien maîtrisée. Il y a de quoi se régaler ici. De teneur ecclésiaste et rentre-dedans, All Shall Perish nous balance un death virtuose aux relents hardcore, peaufiné de nombreux soli et d’une batterie de fou. Inspiré des grands groupes techniques et brutaux comme Dying Fetus, chaque titre montre avec quelle précision le groupe maîtrise son art.
Si « The Price Of Existence » ne casse pas les charts d’une éclatante originalité, il tire son épingle du jeu avec des compositions très varies, tant au niveau de l’instrumentalisation à la fois sauvage et dominée que du chant varié, entre growls, cris et harcèlements vocaux. Les guitares n’en font qu’à leur tête (Better Living Through Catastrophe, Wage Slaves, etc) et enchaînent des leads super agencés, entre riff et solo. Exit les compositions banales d’enchaînements rythmiques. Les mélodies déployées, même si le fond reste agressif, se veulent de qualité. Prisoner Of War démontre ce qui est dit précédemment avec des alternances de métal extrême tendance death à des motivations plus black metal. Une vraie ambiance se dégage de ce titre, comme de beaucoup d’autres d’ailleurs. Mais celui-ci vaut vraiment le coup d’oreille !
Et après Interlude, ballade toute mignonne, on reprend sur de la virtuosité méchante très rythmée avec We Hold These Truths. On ne saura qu’apprécier ces breaks, ces changements de rythme, ces mélodies enveloppées de scalpels, et surtout cette hétérogénéité qui rend l’album très écoutable, en aucun point lassant. Et c’est ce qu’on apprécie : la technique rythmique de Better Living Through Catastrophe n’a d’égal que la furie du premier Eradication, bien blasté et agressif à souhait. Niveau son, Nuclear Blast a mis les gros sous. Les guitares sont bien mises en avant, un peu à la manière de Stormlord, et la batterie se positionne très correctement devant. Il le fallait, parce que devant tant de maîtrise et de jeu, ce ne pouvait être que mérité.
Bref, de premier abord anodin, « The Price Of Existence » se révèle d’une richesse assez incroyable, à la fois technique et brutale, attachante et efficace, mélodique et recherchée. Que du bon les amis. Assurément un bon album qu’il faut se donner la peine d’écouter !

