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Line-Up :

Jean-Benoît Dunckel (tout)

Nicolas Godin (tout)

 

  

 

   

 

Air - Talkie Walkie (2004)

 

Chansons Qui Tuent :

Cherry Blossom Girl

Venus 

Alone In Kyoto

 

   

 

    

 

 

A l'heure actuelle, Air est certainement le groupe français le plus influent de la planète. L'air de rien, le duo hexagonal s'est taillé une solide réputation avec sa musique planante limite métaphysique alliée à un chant "french touch" qui séduit en masse les étrangers. Leur réputation est telle qu'elle vaut à Air le luxe de réaliser le mix de son nouvel album, Talkie Walkie, avec Nigel Godrich (producteur de Beck et Radiohead entre autres). Inutile de dire que dans ces conditions il faut assurer! Mais Jean-Benoît Dunckel et Nicolas Godin n'ont pas l'habitude de décevoir et ce n'est pas maintenant qu'ils vont commencer!

Talkie Walkie est rempli de ces mélodies aériennes -le terme est tellement adéquat- qui laissent rêver l'auditeur. Les deux membres du groupe, qui ne font appel pour Talkie Walkie à aucun chanteur extérieur, assument enfin leurs timbres féminins et, sans vocoder, renforcent encore l'impact de leur musique onirique. Venus, Universal Traveler et Cherry Blossom Girl représentent ce qu'Air sait faire de mieux: une musique intimiste réduite à une expression minimaliste parfaitement produite où le psychédélique apparaît discrètement à l'horizon. A l'instar des plus grands groupes de l'Histoire de la Musique, Air peut plaire à tout le monde, mélomanes ou amateurs occasionnels grâce au caractère universel de leurs compositions. Talkie Walkie peut être écouté dans n'importe quelles conditions, à n'importe quel endroit et toujours garder son intérêt.

Mais comme sur chacun des albums d'Air il y a tout de même plusieurs pistes moyennes qui tâchent l'ensemble. Ici, on pense aux lignes de chant de Run absolument insupportables avec cet accent français encore plus prononcé que d'habitude. Enfin Biological et son refrain larmoyant irrite rapidement là encore à cause de cet accent français niais. On en vient à regretter que l'album ne compte pas plus de titres instrumentaux comme le lunaire Alpha Beta Gaga ou l'oriental Alone In Kyoto. Ces deux-là sont deux atouts majeur et démontrent toute l'intelligence créatrice du duo qui n'hésite pas à expérimenter avec des sons aussi étranges qu'hypnotisants. A côté de cela on est surpris d'entendre Surfing On A Rocket, nettement moins subtil que les autres pistes de ce disque, qui sombre dans la répétitivité à outrance propre à la musique électronique mais qui n'a pas ici l'effet d'enivrement escompté...

Tout le contraire d'un disque dans l'ensemble réussi mais qui, musique populaire oblige, lasse au bout de quelques mois. Les mélodies simples c'est bien, mais elles se mémorisent immédiatement de sorte que l'on n'a pas forcément envie de se repasser le disque maintes et maintes fois. Si tout comme Radiohead, Air pouvait comprendre qu'il n'y a pas besoin de sonner pop pour plaire, leurs disques ne s'en porteraient que mieux.

 

13.5/20

 

-the lord (Mai 2004)

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