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AHAB The Call Of The Wretched Sea (2006) |
LINE UP : Daniel Droste (guitare+chant+claviers) Stephan Adolph (basse+chant) Christian Hector (guitare) |
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CHANSONS QUI TUENT : Old Thunder The Hunt Below The Sun |
CHRONIQUEUR : Count D (Octobre 2006) |
NOTE : 15.5 / 20 |
Qui aurait pu penser que l’oeuvre de la grande baleine blanche « Moby Dick » de Herman Melville, ce grand classique, pourrait être un jour interprété par un groupe allemand de funeral doom ? Si le pari était risqué, Ahab, pour son premier album, arrive à convaincre de manière assez incroyable, même si le résultat est indigeste aux premiers abord, avec plus d’une heure de metal gras, lourd, épique et dépressif. Avec des titres d’une dizaine de minutes en moyenne, Ahab parvient à insuffler à « The Call Of The Wretched Sea » une ambiance, un contexte, une image mentale puissante, directement tirée de l’histoire inspiratrice. Aux atmosphères aquatiques et mortes de Of The Monstruous Pictures Of Whales, s’ajoute la lourdeur épique de The Hunt. Non cantonné à son style, Below The Sun offre des passages au tempo soutenu, parfois rapide. Les leads de guitares sont sur cet album comme des vagues, ondulantes et menaçantes, une belle réussite.
Et puis pour atteindre l’apogée épique et lourde de ce « The Call Of The Wretched Sea », il faut écouter Old Thunder, titre acoustique en son début, puis complètement mélodique et oppressant par la suite. Le chant de Daniel Droste est profond, comme vomi d’un monstre, n’ajoutant que du poids aux compositions. Ahab a réussit son pari, et sort un album au son correct, équilibré dans toute sa noirceur, puissant dans l’âme, dépressif dans son exécution. Il ne manque plus que Gregory Peck (Captain Of Pequod) pour éterniser cette musique, ce mur de son impénétrable.

