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Line-Up :

Fabien Labonde (claviers)

Julien Guillemet (chant)

Antoine de Mieulle (batterie)

Vincent Rémon (basse)

Aldric de Montfort (guitare)

 

 

Aching Beauty - L'Ultima Ora (2004)

 

Chansons Qui Tuent :

Pairsonality

 

 

 

   

 

    

 

 

En France, les groupes de metal progressif ne sont pas légion. On peut citer Rest In Peace et surtout Adagio parmi les meilleurs. Certains amateurs après avoir entendu le premier EP d'Aching Beauty, One More Step sorti en 2001, avaient placé d'énormes espoirs dans cette formation parisienne. Trois ans après, le quintet a son premier album en poche. Intitulé L'Ultima Ora il nous présente un groupe qui cherche à imposer son propre style en diversifiant au maximum les influences mais qui n'arrive pas encore à retranscrire son univers de la plus léchée des façons...

L'Ultima Ora est un disque ambitieux qui fait penser autant aux débuts de Dream Theater (avec l'utilisation des arpèges de guitare, notamment) qu'à ceux de Pain Of Salvation en particulier dans le rôle que tient le chant. Malheureusement, la voix de Julien Guillemet ne se prête pour l'instant pas du tout à ce genre de metal vivant et théâtral. S'il ne chante pas faux, son timbre est hésitant comme s'il n'était pas confiant en sa technique pourtant très correcte. De plus, et pour en finir avec le chant, il est assez quelconque et ne laisse pas entrevoir la personnalité du combo qui, pour l'instant, ne s'exprime qu'à travers la musique.

En effet, de ce côté-là Aching Beauty se montre nettement plus performant. Le groupe, qui affiche un niveau technique assez intéressant, ne tombe pas dans le travers des passages instrumentaux à outrance ce qui est souvent tentant pour les néophytes désireux de copier les Symphony X et autres Dream Theater. Ainsi, l'album est parsemé de morceaux ou mouvements courts, plus atmosphériques qui laissent respirer l'auditeur avant de repartir de plus belle dans une déferlente metal progressive. C'est seulement alors qu'Aching Beauty propose des plans plus stériles et typiques du style. Aucun long titre n'échappe à la règle...

Au dela du fait que cela soit téléphoné, on notera que tous ces "passages obligés" sont incorporés à la va-vite sans que cela apporte une véritable valeur ajoutée à des morceaux parfois remarquablement émouvants comme le très bon Pairsonality. Au final, on retiendra de cet album un véritable potentiel plutôt qu'une confirmation d'un groupe qui s'est sans doute fait remarquer trop tôt par un milieu excessivement avide de nouveautés. Cela lui a mis une pression avant même d'enregistrer son premier album! On attendra le successeur de L'Ultima Ora avec intérêt surtout si la production et la composition sont à la hauteur des excellentes idées d'Aching Beauty qui demeurent pour l'instant trop éparpillées sur l'ensemble du disque, lui empêchant de compter sur de véritables moments forts.

 

10/20

 

-the lord (Janvier 2005)

 

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