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AC/DC...
La surmédiatisation de ce groupe est assez insupportable,
en France en tout cas. Elle a tendance à occulter l'existence de
combos de hard rock tout aussi intéressants qu'eux, des combos
qui ont parfois pris plus de risques, à la discographie plus variée: Montrose, Nazareth ou les Angels par exemple! Alors
AC/DC, surmédiatisé
oui, mais surestimé... Rien de tel qu'un bon vieux Let There Be Rock
histoire de se remettre les idées en place. Et là, ça ne rate
pas à chaque fois: la claque! Fini le boogie gentillet de
Dirty Deeds Done Dirt Cheap, là c'est du gros hard rock, aux
guitares saturées à fond, un énorme mur du son, une démarche
jusqu'au boutiste et une débauche d'agressivité qui
impressionnent toujours autant!
La pochette représente parfaitement l'esprit
AC/DC: un
guitariste qui ne tient plus en place, un chanteur
charismatique et les trois autres en retrait sur scène. Pas de
ballade ou de petit blues pour souffler un peu, non là c'est à
fond les watts! AC/DC
ne rime pas avec diversité, Let There Be Rock n'est pas mon préféré pour cette raison. La rythmique
simpliste et béton, le groove de Phil Rudd, la complémentarité
des guitares entre Malcolm et Angus Young, les deux jouant
rarement la même chose, les solos bruyants d'Angus, une vraie
pile électrique (il n'y a qu'à écouter ceux de Dog Eat Dog ou
Let There Be Rock pour s'en convaincre, mais on pourrait tous les
citer), il n'a jamais été aussi déchainé que sur cet album.
La priorité n'est pas à la recherche d'un hit-single
radio-diffusable et ce n'est pas avec Let There Be Rock qu'AC/DC
va vendre des millions d'albums. Tout au plus, ils seront respectés
ou conspués, mais la presse n'en fera pas encore tout un foin. Et
vous voyez des classiques comme Let There Be Rock ou Whole Lotta Rosie passer à la radio en France? Soyons sérieux, c'était
bien trop bruyant pour ça. Il ne se passera pas un seul
concert d'AC/DC sans que
soient joués ces deux classiques. Let There Be Rock, c'est un peu le morceau qui semble ne jamais s'arrêter,
avec un final apocalyptique, des solos qui n'en finissent plus...
Motörhead reprendra le principe sur Overkill! Quant à Whole Lotta
Rosie, est-il nécessaire de présenter ce morceau?
Tout amateur de hard rock l'a au moins entendu une fois dans sa
vie, à moins d'être né sur Mars!
On retrouve à nouveau Problem
Child qui figure déjà sur la
version CD de Dirty Deeds Done Dirt Cheap. On se demande
pourquoi le bluesy Crabsody In Blue n'a jamais été édité sur
la version CD de l'album mais bon. Quel intérêt d'avoir Problem
Child sur deux albums? Mystère... Ah Problem child, un titre
très rock qui dénote un peu face au reste, car moins agressif,
pas issu des mêmes sessions, forcément. Un très bon titre, mais
il ne faut pas avoir peur d'écouter le même riff en
boucle, inlassablement répété. Pour le reste, on prend les
titres les plus hard de l'album précédent (Squealer,
Dirty Deeds Done Dirt Cheap), on applique la recette sur tout un
album, en n'oubliant pas de monter le son et voilà, on obtient
Let There Be Rock! Go Down, Dog Eat Dog: toute l'essence
du meilleur AC/DC
est là, rien à jeter ou presque. Seul
Overdose parait en deçà, avec son intro volontairement
brouillonne (le guitariste qui s'accorde) et ses riffs sur-plombés,
un peu lourdingues sur les bords. Considéré par beaucoup comme
le meilleur album d'AC/DC, Let
There Be Rock ne contient pas
l'aspect "sur-produit" des Highway To Hell ou Back In Black, il reste pur de bout en bout.RETOUR
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